Mise à jour le 12 janv. 2026
Publié le 18 décembre 2025 – Mis à jour le 12 janvier 2026
Lauréate du prix 2025 pour sa thèse en psychologie sociale « Les individus « revenants » du jihad : Des stéréotypes aux préjugés, une menace déshumanisée ? », laboratoire Radiations, École doctorale Éducation, psychologie, information et communication (ED 485 - EPIC).
- Parcours
et thèse -
Après un baccalauréat littéraire spécialité arts et anglais en région parisienne, puis une année de stylisme-modélisme à Rennes - où elle a découvert que la couture n’était définitivement pas faite pour elle - Stéphéline Ginguené a déménagé à Amiens pour se tourner vers la psychologie. Hésitant entre une orientation en psychopathologie et un parcours recherche en psychologie sociale, elle a effectué deux stages en licence 3 : l’un en service de cancérologie auprès d’une psychologue clinicienne, l’autre au sein du Centre de recherche en psychologie - Cognition, Psychisme et Organisation (CRP-CPO) de l’Université de Picardie Jules Verne. Ces expériences ont confirmé son intérêt pour la recherche en psychologie sociale.
Après l’obtention de son master recherche à Amiens, elle s'est installée à Lyon avec le projet d’y réaliser une thèse, qu'elle a soutenu à 30 ans, en février 2024.► Sa thèse et son doctorat
S. G. : « J’ai travaillé une année comme auto-entrepreneuse, puis une autre comme ingénieure de recherche sur un projet portant sur la malnutrition infantile au Népal, avant d’obtenir un financement CDU pour ma thèse intitulée « Les individus « revenants » du jihad : Des stéréotypes aux préjugés, une menace déshumanisée ? », encadrée par Marie Préau (Université Lyon 2) et David Bourguignon (Université de Lorraine). En effet, je travaille sur les questions de terrorisme depuis mon Master 1, et je souhaitais poursuivre mes travaux avec une recherche ancrée dans une problématique de société. Rapidement, mes travaux se sont penchés sur des problématiques plus larges d’islamophobie, de racisme et de genre, dans une approche résolument intersectionnelle.
Parallèlement, j’ai eu la chance d’être intégrée à une équipe riche en projets, ce qui m’a permis d’élargir mes compétences, notamment en psychologie de la santé. »► Et après...
S. G. : « Aujourd’hui, mes travaux se sont diversifiés. Mes recherches s’inscrivent dans le champ de la psychologie sociale et de la psychologie de la santé, avec une approche sociétale. J’étudie ces questions sous l’angle de deux axes principaux et complémentaires : d’une part, l’étude des représentations sociales, des stéréotypes et des émotions envers les groupes minoritaires et stigmatisés ; d’autre part, l’analyse des processus qui influencent la qualité de vie dans le contexte des maladies chroniques.
Ayant un fort attrait pour les nouvelles technologies, je m’intéresse également à l’usage de l’Intelligence Artificielle comme outil méthodologique, ainsi qu’aux enjeux d’éthique et d’intégrité scientifique qu’elle soulève.
Je suis actuellement en post-doctorat sur le projet DIVERSIFY, qui vise à développer une formation destinée aux professionnel·les de santé en oncologie afin de renforcer l’inclusion des groupes sous-représentés dans les essais cliniques.
À terme, mon objectif est d’intégrer l’enseignement supérieur en tant que Maîtresse de Conférences. J’apprécie profondément l’équilibre entre enseignement, recherche ainsi que la liberté et la stimulation intellectuelle qu’offre ce métier. »► Sa participation au prix de thèse
S. G. : « Pour être très sincère, ma motivation à participer au concours est avant tout personnelle. Ma mère est atteinte d’une maladie chronique et n’a pas pu assister à ma cérémonie de remise de diplôme de doctorat, en raison de sa maladie. J’avais donc l’espoir profond de remporter un prix ou un accessit pour lui offrir la possibilité de vivre ce moment symbolique et fort. Je n’ai probablement jamais été aussi heureuse de recevoir une distinction scientifique ! »
Soutenance le 16 février 2024 - Questionnaire
de Proust -
Stéphéline Ginguené se prête au jeu du questionnaire de Proust.
♦ Quelle est la ville où vous aimeriez vivre ?
« Lyon ou Rovaniemi, la capitale de la Laponie, au nord de la Finlande. »
♦ Quel est votre film culte ?
« Orange mécanique de Stanley Kubrick (1972). »
♦ Si vous n'étiez pas devenue docteure dans votre discipline à Lumière Lyon 2, qu'auriez-vous aimé faire ?
« Avocate au pénal ou œnologue . »
♦ Quel est votre mot favori ?
« Chafouin / chafouine. »
♦ Qu'est-ce qui vous fait peur ?
« La routine. »
♦ Quel est le don que vous aimeriez posséder ?
« Arrêter le temps. »
♦ Quel est le dernier livre que vous ayez lu ?
« Le purgatoire des innocents de Karine Giebel. »
♦ Que vous reproche-t-on souvent ?
« L'impatience. »
♦ Qu'est-ce qui vous fait rire ?
« Les cactus. »
♦ Que détestez-vous ?
« Les logiciels de bureautique mal codés. »
♦ Quelle est votre devise ?
« Appelons un chat, un chat. »
♦ Quel est le moment de la journée que vous préférez ?
« La fin de soirée. »
♦ Avez-vous un modèle (scientifique, essayiste, personnalité…) ou une personne qui vous inspire ?
« Ma directrice de thèse Marie Préau, RuPaul, Lady Gaga et ma mère. Toutes de vraies Queens ! »