Mise à jour le 12 janv. 2026
Publié le 18 décembre 2025 Mis à jour le 12 janvier 2026

Lauréate du prix 2025 pour sa thèse en musicologie et études théâtrales « Opéra et mémoire : Prendre position face au passé. Réappropriation et réintégration du passé dans Lohengrin et Parsifal en Allemagne des années 1960 au début du XXIe siècle », laboratoire IRHIM, École doctorale Lettres, langues, linguistique, arts (ED 484 - 3LA).

 
Parcours
et thèse
Raphaëlle Blin, 32 ans, a effectué des études pluridisciplinaires en histoire, en histoire des arts et en musicologie. Elle considère que ces trois domaines se répondent de manière complémentaire pour appréhender au mieux les pratiques culturelles et artistiques qui sont les siennes au quotidien : la musique et l’opéra. Elle a ensuite poursuivi sa formation avec un doctorat en musicologie et en études théâtrales sur la dramaturgie d’opéra, métier qu'elle pratique aujourd'hui. 
► Sa thèse et son doctorat
R. B. : « Mon sujet porte sur une génération d’artistes scéniques allemands à partir des années 1960 et sur la manière dont ils et elles ont fait de l’opéra, et des autres arts à la même époque, un support de mémoire : l’art comme une manière de « faire mémoire », dans une société construite sur de multiples tabous et une occultation radicale du passé immédiat. 
J’ai travaillé sur ce sujet pendant cinq ans, d’abord grâce à un contrat doctoral de trois ans, puis en travaillant dans le monde de l’opéra. Ce furent des années très denses, car ce sujet de recherche m’a permis une réflexion personnelle plus large sur le métier que je souhaitais exercer, en lien direct avec les sphères artistiques que j’étudiais. Ce sujet a pour moi été l’occasion d’une professionnalisation. Par conséquent, aujourd’hui, je travaille entre les deux mondes : celui de la recherche académique et celui de l’opéra et des structures culturelles musicales/théâtrales. Ce double positionnement m’épanouit pleinement, même s’il n’est pas toujours facile à tenir au quotidien. »

► Sa participation au prix de thèse
R. B. : « Mes années de doctorat à l’université Lumière Lyon 2, au sein de l’école doctorale 3LA et de l’IHRIM, ont été particulièrement riches : j’ai pu travailler au sein d’un laboratoire pluridisciplinaire et transhistorique, une chance inouïe pour mon travail, et ai pu bénéficier d’un accompagnement dédié par les équipes de Lyon 2, afin d’articuler travail de recherche et débouchés professionnels dans le monde artistique. Me présenter au prix de thèse de l’université Lumière Lyon 2, c’était aussi marquer un accomplissement dans un établissement de recherche qui m’a aidée à m’épanouir et à trouver ma place aujourd’hui. Il était donc important pour moi de me présenter à ce concours. »
Questionnaire
de Proust

Raphaëlle Blin se prête au jeu du questionnaire de Proust.

♦ Quelle est la ville où vous aimeriez vivre ?
« Bruxelles ou Berlin ».

♦ Quel est votre film culte ?
« Impossible de bien répondre à cette question, il y en a trop. L’une de mes dernières claques au cinéma : Zone d’intérêt de Jonathan Glazer. »

♦ Si vous n'étiez pas devenue docteure dans votre discipline à Lumière Lyon 2, qu'auriez-vous aimé faire ?
« J’aimerais travailler dans le secteur culturel et c’est ce que je m’efforce de faire maintenant ! »

♦ Quel est votre mot favori ?
« Sans doute coquecigrue. »

♦ Qu'est-ce qui vous fait peur ?
« L’absence de mouvement. »

♦ Quel est le don que vous aimeriez posséder ?
« Le don d’ubiquité. »

♦ Quel est le dernier livre que vous ayez lu ?
« Les Révoltes du ciel, une histoire du changement climatique XVe-XXe siècle de J.B. Fressoz et F. Locher, et Enfance de M. Gorki. »

♦ Quel est votre opéra préféré ?
« Difficile de répondre tant le répertoire est vaste. Je pencherais sans doute pour un opéra de Richard Strauss, Elektra ou Salomé. »

♦ Quelle(s) oeuvre(s) conseillez-vous pour découvrir l'opéra ?
« Je recommande de faire confiance aux maisons d’opéra en France qui s’efforcent chaque année de proposer une programmation variée, afin de parler à toutes et à tous. C’est notamment le cas de l’Opéra de Lyon que je ne peux que vous inciter à fréquenter ! »

♦ Que vous reproche-t-on souvent ?
« De trop en faire. »

♦ Qu'est-ce qui vous fait rire ?
« L’absurde. »

♦ Que détestez-vous ?
« L’hypocrisie. »

♦ Quelle est votre devise ?
« Toujours continuer à être curieuse. »

♦ Quel est le moment de la journée que vous préférez ?
« Le matin tôt quand tout est encore très calme. »

♦ Avez-vous un modèle (scientifique, essayiste, personnalité…) ou une personne qui vous inspire ?
« Des historiennes comme Michelle Perrot ou Mona Ozouf, ou certaines artistes comme Fabienne Verdier.
Et puis Tzvetan Todorov lorsqu’il parle de la peinture flamande et hollandaise, et Jacques Rancière sur l’essence politique de l’esthétique. »