Publié le 13 mai 2026 Mis à jour le 13 mai 2026
le 2 avril 2026

de Guillaume Gourgues, Michel Lallement, Éline Vivet-Maladry

► Les leçons de la communauté de travail Boimondau (1943-1953)
Instaurer une communauté de travail qui rend libre, telle est l’ambition des hommes et des femmes qui ont participé à Boimondau de 1943 à 1971.

La communauté de Boimondau, fondée autour d’une usine de boitiers de montres dans le Dauphiné est l’une de ces utopies concrètes d’après-guerre dont le projet apporte des réponses aux revendications d’émancipation, d’égalité et de démocratisation formulées aujourd’hui pour repenser le travail. On interroge sa finalité, son coût, ses conditions ; on remet en question les modèles des générations précédentes ; on imagine de nouveaux rythmes, etc. Dans cet ouvrage, les auteurs et l’autrice, restituent le quotidien de cette communauté, des débats qui l’ont agitée et construite, et nous livrent le récit d’une expérience unique dont on peut aujourd’hui tirer des leçons : revenu universel, autogestion, socialisation des moyens de production, formation continue et pluridisciplinaire, équilibre du temps de travail et de loisir, redéfinition du salariat.
L’exemple de Boimondau offre un modèle tangible d’alternative à l’exploitation capitaliste et un exemple inspirant pour dessiner des voies pour l’entreprise et le travail de demain.

L'ouvrage propose de (re)découvrir l'aventure de la Communauté de travail Boimondau, entre 1943 et 1953 : entre autogestion et compagnonage, anticapitalisme et organisation scientifique du travail, l'expérience, un peu folle parfois, à beaucoup à nous dire sur la place de l'émancipation, la démocratie, l'égalité femme-homme au travail.
 
♦ Guillaume Gourgues, maître de conférences en science politique à l'Université Lumière Lyon 2, chercheur au laboratoire Triangle. Ses intérêts de recherche sont la démocratie participative et la participation publique, les conflits du travail et les politiques macro-économiques, la sociologie de l’action publique, ainsi que la décentralisation et les politiques locales.

♦ Michel Lallement, est professeur titulaire de la chaire d’Analyse sociologique du travail, de l’emploi et des organisations du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) et checheur au  laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (LISE). Ses travaux portent sur les transformations du travail dans ses dimensions multiples (organisation, temporalités, relations professionnelles, marché, trajectoires sociales…) ainsi que sur l’histoire de la sociologie. 

Éline Vivet-Maladry est maîtresse de conférences en sciences de gestion – Université Paris Cité, chercheuse au laboratoire Interdisciplinaire de Recherche Appliquée en Économie-Gestion et Santé (LIRAES - URP 4470). Ses domaines de recherche sont la démocratie en entreprise et la décision collective, la démocratie électronique et Civic-Tech, les dispositifs techniques, l'IA et la gouvernance, le pragmatisme sociologique et l'intelligence collective

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