Publié le 28 septembre 2020 Mis à jour le 2 octobre 2020
le 28 septembre 2020

Avec sa thèse intitulée « Des gravats dans la ville Pour une approche matérielle de la démolition » soutenue en décembre 2018 au sein de notre Université, Laëtitia Mongeard remporte le Prix de thèse RIODD VIGEO-EIRIS 2020.

Financés par le LabEx Intelligences des mondes urbains (IMU), dans le cadre du projet "GRAVATS" - Gestion du recyclage des architectures en ville : analyses territorialisées, et dirigés par Vincent Veschambre, ses travaux de recherche portaient sur la production et la circulation des déchets de démolition dans l'agglomération lyonnaise.
 
Prix de thèse

Ce prix représente une reconnaissance de portée internationale quant à l'apport de sa recherche sur les thématiques du "développement durable", même si elle préfère parler de "changement global". Le jury a souligné « l'originalité de la problématique et l'intérêt de l'approche pluridisciplinaire » et estimé que la thèse présentait « des résultats significatifs du point de vue de la recherche, était utile à l'action et ouvrait des pistes d'investigations nouvelles »

En partenariat avec Vigeo Eiris, agence de notation sociale et environnementale internationale, le Réseau  international  de recherche sur les organisations et le développement durable (RIODD) organise chaque année depuis 2007 un  Prix  de  thèse, ayant  une  vocation  transdisciplinaire  en  sciences  sociales. L'objectif ? Valoriser les meilleures thèses ayant trait au développement durable, à la responsabilité sociétale des organisations, et plus généralement à la thématique large des relations entre entreprises et société. En savoir plus

Parcours de recherche

Formée en géographie à l'UFR Temps et territoires de notre Université, elle engage ses premières recherches dans le cadre du master Interface nature société, où elle réalise un travail sur le recyclage des déchets ménagers à Curitiba, au Brésil, sous la direction conjointe de Lydia Coudroy de Lille et Bernard Bret.
C'est en 2012 qu'elle commence sa thèse de doctorat dans le cadre de École doctorale Sciences sociales et rattachée au laboratoire Environnement Ville Société. Les opérations de renouvellement urbain menés dans l'agglomération lyonnaise sont à l'origine de la libération des matières constitutives des structures bâties. Or ces matériaux sont soumis à une ambivalence forte mais déterminante entre le risque de pollution qu'ils représentent - notamment en termes de dépôts sauvages - et leur potentielle qualité de ressources secondaires s'ils sont utilisés en substitution de matériaux naturels. Sa thèse visait à comprendre les pratiques et processus menant à leur production et leur éventuelle contribution à la production de la ville. L'analyse de cet aspect très matériel des opérations de démolition de bâtiments a permis de contribuer aux connaissances sur la fabrique urbaine ainsi que sur les déchets et les pratiques d'économie circulaire.

Ses recherches en cours et à venir

Depuis 2019, Laëtitia Mongeard est post-doctorante en géographie à l'ENS de Lyon et travaille avec Romain Garcier dans le cadre d'un partenariat avec le Centre d’Études des Tunnels - service technique de l’État - sur la question des matériaux excavés en travaux souterrains. Il s'agit d'une transposition de son travail de recherche à d'autres matières produites par des opérations d'aménagement. En décembre 2020, elle rejoindra l’École urbaine de Lyon afin de poursuivre ses recherches consacrées aux circulations de matières et infrastructures souterraines.

Informations pratiques

Date(s)

le 28 septembre 2020