Publié le 19 octobre 2021 Mis à jour le 10 novembre 2021
du 15 novembre
au 2 décembre 2021
Campus Porte des Alpes
09h00 - 18h00

Dans le cadre des actions de « Lutte contre les violences sexistes et sexuelles »

Que portais-tu ce jour-là ?
Créée à l’Université de l'Arkansas en 2013 et plus particulièrement connue depuis son installation au sein de l'Université du Kansas en 2017, cette exposition a été reprise dans le monde entier et en France grâce à l'association En parler. Elle présente les vêtements portés par des victimes de viol et d’agression sexuelle, accompagnés d’un court texte expliquant le contexte. Il s’agit d’une reconstitution basée sur leur témoignage, visant à déconstruire le mythe selon lequel la tenue de la victime serait la cause de l’agression. Jogging, jean, chemise, pull à col roulé et même robe d’enfant, la "banalité" des pièces souligne que les habits ne sont en aucun cas le déclencheur.

Visualiser ainsi l’histoire rapportée au travers des tenues permet de prendre conscience de la violence vécue par la victime et de replacer la responsabilité là où elle est réellement, à savoir dans le chef de l’agresseur.

Démarche et but

Le Dr Wyandt-Hiebert et Jen Brockman, activiste et directrice du centre de prévention et d’éducation contre les agressions sexuelles de l'Université de l'Arkansas, travaillent depuis des années dans la lutte contre les violences sexuelles. L’exposition est un plaidoyer face à l’omniprésence de la question « Que portais-tu ? » posée aux victimes. Cette interrogation n’a aucune incidence sur la personne qui la pose mais cause des dégâts auprès de la victime. Non seulement, celle-ci se retrouve à se justifier mais aussi à être considérée comme co-responsable de l’agression.
S’habiller est un acte basique, commun et universel. Envisager cette action et l’assimiler à la douleur et à la souffrance ne remet pas uniquement en question le choix de la tenue de la victime, mais assimile tous les comportements simplistes et normaux comme potentiellement dangereux.
L’exposition permet aux visiteur/euses de comprendre que la cause de l’agression n’est pas la tenue portée et qu’il ne suffit pas de les jeter pour apporter la paix et le réconfort aux victimes. Si seulement mettre fin à la violence sexuelle était aussi facile que de changer de vêtements… Au lieu de cela, nous devons nous questionner sur ce qui nous amène, en tant qu’individu et en tant que société à poser la question « Que portais-tu ce jour-là ? ».
[source : dossier pédagogique de l'exposition]

Historique de l'expo

Le « What Were You Wearing? » Survivor Art Installation est né au sein de l'Université de l'Arkansas en 2013. Créé par Jen Brockman et Mary Wyandt-Hiebert, le projet a été inspiré par le poème du Dr Mary Simmerling, What I Was Wearing.
À partir de septembre 2013, des étudiant.es de l'Université de l'Arkansas, victimes, ont volontairement partagé de brèves descriptions de ce qu'ils/elles portaient lorsqu'ils/elles ont été victimes de violence sexuelle. Ces descriptions ont été utilisées, avec leur consentement, pour recréer les tenues portées lors des agressions.
La première édition de « What Were You Wearing? » Survivor Art Installation a été exposée à l'Université de l'Arkansas du 31 mars au 4 avril 2014.

Avertissement / trigger warning : viol, agression sexuelle.
L'exposition, très évocatrice, peut choquer / affecter certaines personnes, voire réveiller des traumatismes en fonction du vécu et de la sensibilité de chacun.e.

Informations pratiques

Lieu(x)

Campus Porte des Alpes

Exposition visible dans le couloir des salles de répétitions de la MDE.
A
Itinéraire vers ce lieu Maison de l'étudiant.e (MDE) Maison de l'étudiant.e (MDE)
campus Porte des Alpes
Bâtiment U
5 avenue Pierre Mendès-France
PdA
69500 Bron

Partenaires

Association En parler
L’association En Parler intervient dans l'aide aux victimes de violences sexuelles, de la prise de parole au dépôt de plainte, et après. Elle a été fondée en 2017 par Sandrine Rousseau et est présente dans plusieurs villes en France.
Solidarité, bienveillance et échange sont les lignes directrices de son action.
Loin de considérer les femmes et hommes victimes comme des patient.e.s ou des client.e.s, des sujets ou des personnes fragiles, nous misons sur la force du collectif pour trouver les voix pour aller mieux, entamer des démarches et avancer.