Publié le 22 juin 2020 Mis à jour le 1 juillet 2020
le 15 juin 2020

Professeur de sciences de gestion à l’UFR Temps et Territoires - Département Tourisme et chercheur au laboratoire Coactis, Sébastien Soulez est spécialiste de marketing et, plus précisément expert de marketing RH et du concept de marque employeur. Avec Chloé Guillot-Soulez, maîtresse de conférences à l’IAE– Université Jean Moulin Lyon 3, et Sylvie Saint-Onge, professeure titulaire à HEC Montréal, il remporte le prix académique de la recherche en management catégorie « Refonder la relation entreprise et société ».

 
Prix académique
Recherche en management

Récompensant les meilleures publications de recherche, ainsi que le meilleur ouvrage de management de l’année, ce prix académique de la recherche en management a été créé il y a 10 ans dans le cadre d’un partenariat entre Syntec Conseil, syndicat professionnel des métiers du Conseil, et la Fondation nationale pour l’enseignement de la gestion des entreprises (FNEGE).
Devenu une référence dans le monde académique, ce prix constitue pour les chercheur.es une véritable opportunité de valoriser et diffuser largement leurs travaux auprès du monde de l’entreprise. Il renforce les liens entre les professions du Conseil et le monde académique.

Avec leur article Linking employer labels in recruitment advertising, governance mode and organizational attractiveness, paru dans l’édition en anglais de la revue Recherche et Applications en Marketing, ainsi que dans la revue professionnelles Liaisons sociales, Chloé Guillot-Soulez, Sylvie Saint-Onge et Sébastien Soulez ont reçu le prix dans la catégorie 1, "Refonder la relation entreprise et société".
L'article primé
Labels employeurs & recrutement

La recherche dont rend compte cet article explore les liens entre la communication de labels employeurs dans les annonces de recrutement et l’attractivité des organisations aux yeux des candidat.es.
Employeurs de choix, Great Place to Work, Top Employer ou encore Happy at Work : les labels et les classements des employeurs se multiplient dans de nombreux pays pour souligner la qualité des conditions de travail offertes aux employé.es. Alors que de tels labels ou certifications sont historiquement courants pour souligner des réalisations dans d’autres fonctions de l’entreprise (qualité, responsabilité sociale, production, développement durable), ils sont relativement plus récents et très convoités dans le domaine de la gestion des ressources humaines en raison de la guerre des talents. En effet, la labellisation apparait aujourd’hui comme un moyen de valoriser la marque employeur de l’entreprise en attestant de la qualité des conditions de travail qu’elle offre à ses employé.es et donc comme un levier d’attraction et de fidélisation des talents.
S’engager dans une démarche de labellisation employeur exige toutefois pour un employeur d’y consacrer des ressources (temps, argent, expertises, etc.) alors que les effets de ces labels sur l’attraction et la fidélisation du personnel sont encore peu connus. La recherche de Chloé Guillot-Soulez, Sylvie Saint-Onge et Sébastien Soulez vise justement à explorer les effets de la détention et de la communication de labels employeur dans le cadre d’une annonce de recrutement sur l’attractivité de l’entreprise aux yeux des candidat.es externes.
Pour les dirigeant.es d’entreprise, les responsables RH et de la marque employeur, les résultats obtenus soulignent l’intérêt de s’engager dans des démarches de labellisation, mais les invitent en même temps à réfléchir à la manière de communiquer sur les certifications obtenues dans leur communication de recrutement. En effet, si les candidat.eus à l’embauche sont aujourd’hui attentifs au fait qu’un futur employeur soit engagé dans une démarche RSE, cette recherche fait ressortir des effets différenciés selon les labels communiqués et selon le mode de gouvernance de l’entreprise

Informations pratiques

Date(s)

le 15 juin 2020