Publié le 31 mars 2021 Mis à jour le 1 avril 2021
le 1 avril 2021

Éric Sergent, doctorant au laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (LARHRA), a remporté la finale locale de l'édition 2021 du concours international francophone Ma thèse en 180 secondes le 23 mars 2021, avec son sujet de thèse « Cimetières et sépultures en France, 1848-1914. L'art funéraire à travers les exemples de Paris, Lyon et Dijon ». Il vient d'être sélectionné lors de la demi-finale nationale ce 1er avril 2021 parmi les 56 candidat.es. Il participera aux côtés de 15 jeunes chercheur.es à la finale au mois de juin.

 
Sa participation
à MT180

 
Cimetières et sépultures en France, 1848-1914. L'art funéraire à travers les exemples de Paris, Lyon et Dijon.
par Éric Sergent
Projet de thèse en Histoire, art et civilisation de la fin de l'Antiquité à nos jours
Sous la direction de Laurent Baridon.

Thèse en préparation dans le cadre de l'école doctorale Sciences sociales (ED 483), en partenariat avec Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (LARHRA), depuis octobre 2018
Qu'est-ce qui vous a motivé à participer à ce concours ?

É. S. : Le goût du partage et de la transmission ! En effet, je souhaite que mes recherches puissent être partagées aussi largement que possible, que le grand public puisse y avoir accès, s'y intéresser, et réfléchir avec moi à ce sujet qui nous concerne toutes et tous, de près ou de loin. Le format de Ma Thèse en 180 secondes m'a paru très intéressant car il nous oblige à poser des mots précis sur ce qui est vraiment au cœur de notre sujet de thèse. Il faut aborder les choses de manière simple - mais pas simpliste! - et concise, tout en montrant l'ampleur d'un sujet. C’est une formidable opportunité de partager ce qui nous occupe au quotidien avec un public élargi.

Comment vous êtes-vous préparé ?

É. S. : Cela a d'abord été un long travail d'écriture: identifier les éléments importants et saillants de la thèse, puis les grouper en quelques idées et notions clés. Ensuite, il a été nécessaire de trouver des images mentales pour tenter d'emmener l'auditeur avec moi... dans les cimetières ! Une fois le texte écrit, il a fallu le lire, l'apprendre, le dire, et le retravailler jusqu'à ce qu'il soit parfaitement calibré pour 180 secondes. Les relectures ont été innombrables et je souhaite remercier ici mon directeur de thèse. Chaque mot compte. Les mots, les phrases doivent "sonner juste" et être équilibrées. Le plus difficile est de donner à ce texte mille fois répété l'impression de la réflexion spontanée et d'une quasi-improvisation.

Que diriez-vous pour encourager d'autres doctorant.es de l'Université pour s'inscrire à une prochaine édition de MT180 ?

É. S. : Ce concours est d'abord une très belle expérience. Les formations préalables sont très enrichissantes et aident à la prise de parole en public, ou à la construction d'un discours court et efficace. La rencontre avec les autres doctorant.e.s est également un formidable moment d'échanges. Nous savons toutes et tous que les articles, chapitres ou livres que nous écrivons ne sont souvent destinés qu'à un public restreint. De telles occasions permettent de parler de nos travaux à un plus grand nombre de personnes, parfois très jeunes. De plus, c'est l'occasion de faire comprendre plus largement ce qu'est la recherche scientifique. Pour les étudiant.e.s de l'Université Lumière Lyon 2, il est important de s'inscrire dans de telles manifestations, car les sciences humaines et sociales sont encore trop peu représentées dans ces actions de vulgarisation et de diffusion du savoir scientifique.

Ma Thèse en 180 secondes propose aux doctorant.es de présenter, devant un jury et un auditoire profane et diversifié, leur sujet de recherche en termes simples. Le principe ? Exposer, en 3 minutes, de manière claire, concise et néanmoins convaincante, leur projet de recherche.
Treize doctorant.es du site Lyon Saint-Étienne concourent à l'édition 2021.
Un jury composé de chercheur.es, journalistes et représentant.es du monde socio-économique décernera trois prix. 
→ Retour sur la finale locale 2021
Son parcours

Son parcours peut être qualifié d'atypique, et illustre selon lui  que « les parcours ne sont pas uniques et linéaires ».

  • depuis octobre 2018 : thèse en préparation dans le cadre de l'école doctorale Sciences sociales (ED 483), en partenariat avec Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (LARHRA)
     
  • 2017 - 2018 :
    - Validation de la 5e année - Institut d'études politiques de Lyon - Sciences Po Lyon
    - Master 2 "Art et cultures visuels" - Université Lumière Lyon 2
     
  • 2016 - 2017 : 4e année "Action et Gestion Publiques" - Institut d'études politiques de Lyon - Sciences Po Lyon
     
  • 2015 - 2016 : Visiting student - University of Edinburgh (Scotland)
     
  • 2013 - 2015 : 1re et 2e années - Institut d'études politiques de Lyon - Sciences Po Lyon
     
  • 2012-2013 : Licence 1 Anthropologie / Science Politique - Université Lumière Lyon 2 
     
  • 2012 : Baccalauréat scientifique - Lycée Stéphen Liégeard (Côte-d'Or)
Questionnaire de Proust
Éric Sergent a accepté de se prêter au jeu de notre questionnaire de Proust revisité.
  • Quelle est la ville où vous aimeriez vivre ? Un petit village de Bourgogne.
     
  • Quel est votre film culte ? La saga Harry Potter
     
  • Si vous n'étiez pas doctorant en histoire/histoire de l’art à Lumière Lyon 2, qu'auriez-vous aimé faire ? Probablement ébéniste, ou peut-être horloger.
     
  • Quel est votre mot favori ? Extraordinaire
     
  • Qu'est-ce qui vous fait peur ? La souffrance.
     
  • Quel est le don que vous aimeriez posséder ? La téléportation. Ou le don d'ubiquité.
     
  • Quel est le dernier livre que vous ayez lu ? Marie-Hélène Lafon, Histoire du fils, Buchet-Chastel, 2020.
     
  • Que vous reproche-t-on souvent ? De parler fort !
     
  • Qu'est-ce qui vous fait rire ? Les rires d'enfants.
     
  • Que détestez-vous ? La bêtise humaine.
     
  • Quelle est votre devise ? "La littérature, comme toute forme d'art, est l'aveu que la vie ne suffit pas." (F. Pessoa)
     
  • Quel est le moment de la journée que vous préférez ? La nuit (particulièrement les nuits d'été, fenêtres ouvertes, avec Schubert ou Bach)
     
  • Avez-vous un modèle (orateur/trice, auteur/trice…) ou une personne qui vous inspire ? Dans une multitude de noms, sans doute, Annie Ernaux.
     
  • Quel est votre cimetière préféré ?  « C'est une question difficile... Les lieux que j'étudie sont tous différents, ils ont tous leurs spécificités. Le cimetière de Loyasse ancien et le Père-Lachaise sont impressionnants, imposants, chargés d'histoire et d'oeuvres d'art. Le cimetière de la Croix-Rousse nouveau est peuplé de chats, alors que son voisin, le cimetière de la Croix-Rousse ancien, est touchant par le nombre de familles qui se rendent sur la tombe de leurs proches. Le cimetière de Dijon ou celui de la Guillotière nouveau sont majestueux, par leurs grandes allées principales, bordées de chapelles et tombeaux des familles les plus illustres de ces villes. Mais je crois que ma préférence personnelle va au cimetière Montmartre, pour sa composition sur plusieurs niveaux et peu linéaire, sa végétation abondante et quelques-uns des plus beaux trésors de l'art funéraire français. »

Cimetière

Cimetière

Cimetière

Le cimetière Montmartre, écrin de verdure au centre de Paris, entre 2018 et 2021

Informations pratiques

Date(s)

le 1 avril 2021