Publié le 18 février 2026 Mis à jour le 18 février 2026
du 3 février 2025
au 30 juin 2026

Soutenu par l'Alliance Campus Rhodanien, le projet « IA générative chez les élèves et personnels enseignants du secondaire en région rhodanienne : réduction ou persistance du "gender gap" » constitue la première étape d’un projet plus large visant à évaluer l’impact de l’IA sur la réussite scolaire à long terme, en tenant compte des différences liées au genre, croisée avec la classe sociale.

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Le contexte

En 2022, l’arrivée de ChatGPT bouleverse le paysage scolaire. Si la forme scolaire n’en est pas profondément transformée, l’introduction des modèles de langage de grande ampleur (LLM) a indéniablement modifié les pratiques enseignantes au quotidien. En Suisse romande, de nombreuses questions subsistent chez les enseignant·es du secondaire quant à l’utilisation de ces technologies en éducation, notamment en ce qui concerne leurs biais et leurs enjeux éthiques. La moitié d’entre elles et eux expriment un besoin de formation pour mieux comprendre les risques et les opportunités liés à l’IA. En France, une réticence vis-à-vis de l’intelligence artificielle a été documentée par le Conseil scientifique de l’Éducation nationale dès 2021 et elle se renforce depuis l’arrivée de ChatGPT.
Du côté des élèves, plusieurs études révèlent qu’un adolescent ou une adolescente sur deux utilise l’IA pour faire ses devoirs, et la quasi-totalité des élèves au lycée l’a déjà expérimentée. Toutefois, bien que ces outils s’immiscent dans le quotidien scolaire, peu d’études ont été conduites dans les classes du secondaire, et aucune ne s’intéresse encore à la dimension de genre dans l’usage de l’IA.
En revanche, des recherches menées dans l’enseignement supérieur montrent que la fracture numérique genrée persiste. Par exemple, les femmes sont moins nombreuses que les hommes à percevoir l’IA générative comme un levier d’acquisition de compétences. Cet écart est d’autant plus préoccupant que la majorité des travailleuses occupent des emplois exposés à l’automatisation par l’IA, contre une proportion moindre chez les hommes. De plus, le secteur du numérique, aussi bien en Suisse qu’en France, compte moins de 20 % de femmes, et c’est le seul domaine où leur présence a continuellement diminué.

Le projet

Dans ce contexte, notre recherche s’appuie d’une part d’une précédente enquête du réseau français Canopé pour interroger les élèves du secondaire (Collège en France, Cycle d’orientation en Suisse). L’objectif ? Identifier les perceptions et les usages de l’IA chez les filles et les garçons. Un second volet de cette étude portera sur les enseignantes et enseignants, afin de mieux comprendre leurs représentations de l’IA, leurs pratiques et leur sentiment de compétence face à ces nouvelles technologies. À titre de comparaison, des recherches antérieures montrent que, bien que les enseignant·es aient utilisé le numérique de manière similaire pendant la pandémie de COVID, leurs discours divergent en matière de compétences, les enseignantes se montrant souvent moins affirmatives.

Cette recherche constitue la première étape d’un projet plus large visant à évaluer l’impact de l’IA sur la réussite scolaire à long terme, en tenant compte des différences liées au genre, croisée avec la classe sociale. Par exemple, l’IA tend à faire disparaître les devoirs à la maison, dont on sait qu’ils sont la cause d’inégalités sociales. Est-ce pour autant un vecteur d’égalité ? De plus, si une relation genrée à l’IA se confirme chez les enseignantes et enseignants, elle pourrait avoir des répercussions sur les apprentissages et les représentations des élèves.
 
► L'équipe
♦ Isabelle Collet, professeure en Sciences de l’éducation à l'Université de Genève et directrice de l'équipe de recherche Genre - Rapports intersectionnels, Relation éducative (G-RIRE) ;
Cécile Favre, professeure des universités en informatique à l'Institut de la Communication (ICOM) de l'Université Lumière Lyon 2, chercheuse au laboratoire ERIC - équipe Systèmes d'Information Décisionnels (SID) et associée au Centre Max Weber - équipe Dynamiques sociales et politiques de la vie privée ;
Audrey Parrone, sociologue spécialisée dans la diversité au sein de l'IA et  coordinatrice de l'idAIo - "International diversity Artificial Intelligence observatory" au sein de la Fondation impactIA ;
Melina Solari Landa, docteure en Sciences de l’information et de la communication, chercheuse associée au laboratoire Technologies Numériques pour l'Éducation (Techné) de l’université de Poitiers et chargée d’études à la Direction de la recherche et du développement sur les usages du numérique éducatif du Réseau Canopé
 

Focus sur l'implication de l'Université Lumière Lyon 2

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Informations pratiques

Partenaires


 
L’Alliance Campus Rhodanien réunit cinq partenaires académiques de l’arc lémanique et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. L’objectif vise à renforcer les synergies scientifiques entre l’Université de Lyon, l’Université de Genève (UNIGE), l’Université Grenoble Alpes (UGA), l’Université de Lausanne (UNIL) et l’Université Savoie Mont-Blanc (USMB).

Contact

Cécile Favre, professeure des universités en informatique (ICOM / ERIC) :