Publié le 5 octobre 2026 – Mis à jour le 5 octobre 2026
le 8 octobre 2026

Ouvrage collectif de Anaïs Albert, Fanny Gallot, Anne Jusseaume, Eve Meuret-Campfort, Clyde Plumauzille et Mathilde Rossigneux-Méheust

► Écrire le quotidien des classes populaires en France (XIXe-XXIe siècle)
Loin d'une histoire évènementielle scandée par des tournants politiques et animée par de " grands hommes ", dans laquelle le peuple est tour à tour héroïsé ou victimisé, Au jour le jour propose une immersion dans le quotidien de ces femmes et de ces hommes.
Jeunes, vieux et vieilles, de la ville ou de la campagne, croyant.es ou non, en France de longue date ou nouvellement venu.es, en couple ou célibataires, libres ou enfermé.es dans des institutions, ces personnes ont en partage de fortes contraintes matérielles et symboliques. Mais cela ne résume pas tout : à l'échelle du quotidien, le privé souvent très politique des classes populaires se révèle bien plus riche, déployant à la fois une histoire du pouvoir et celle de son expérience. Les lecteurs et lectrices découvriront le feu des contestations collectives comme le plaisir de la pêche, le stigmate de la " pute " et la figure de la " daronne ", les travaux d'aiguille, les enfants placé.es ou encore le rôle de l'eau dans les croyances rurales...
Loin d'une histoire évènementielle animée par de " grands hommes " ou d'un récit dans lequel le peuple est tour à tour héroïsé ou victimisé, Au jour le jour propose une immersion dans le quotidien de ces femmes et de ces hommes, en portant une attention particulière à la manière dont le genre structure leurs vies.

Cet ouvrage, écrit à douze mains, est le fruit du travail au long cours du groupe Genre et classes populaires, composé d'Anaïs Albert, Fanny Gallot, Anne Jusseaume, Eve Meuret-Campfort, Clyde Plumauzille et Mathilde Rossigneux-Méheust. Ce collectif fait dialoguer l'histoire et la sociologie, enseigne et fait de la recherche.

 

Les autrices

♦ Anaïs Albert, historienne, est maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l'université Paris-Cité, membre du laboratoire ECHELLES et membre junior de l'IUF. Spécialiste d'histoire économique et sociale, ses recherches portent sur la consommation et l'économie domestique des classes populaires, ainsi que sur les violences de genre. Elle a notamment publié La Vie à crédit. La consommation des classes populaires à Paris (années 1880-1920) (Éditions de la Sorbonne, 2021).

♦ Fanny Gallot, historienne, est membre du CRHEC à l'université Paris-Est Créteil où elle enseigne à l'Inspe. Ses recherches portent sur l'histoire du travail – professionnel et domestique – qu'elle envisage dans une perspective intersectionnelle, l'histoire du syndicalisme, des féminismes et des mouvements sociaux. Membre junior de l'IUF, elle a notamment publié Mobilisées ! Une histoire féministe des contestations populaires (Seuil, 2024) et, avec Hugo Harari-Kermadec, Le Cœur du capital. Ces travailleuses de l'ombre qui font tourner le monde (Université Paris-Cités Éditions, 2026).

♦ Anne Jusseaume, historienne, est maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l'université d'Artois, chercheuse au CREHS et membre junior de l'IUF. Spécialiste d'histoire sociale et religieuse, ses recherches portent sur les congrégations féminines et la vocation, l'habit religieux et l'usurpation du statut clérical. Elle a notamment publié Le Soin des pauvres. Vocations féminines dans le Paris du XIXe siècle (Presses universitaires de Rennes, 2023).

♦ Eve Meuret-Campfort, sociologue, est chargée de recherche au CNRS et membre du CENS. Sociologue du travail, du militantisme et du genre, ses recherches portent sur les logiques de contestation dans les secteurs d'emploi féminisés, l'histoire localisée des mobilisations et les normes de genre dans les classes populaires. Elle a publié Lutter " comme les mecs ". Le genre du militantisme dans une usine de femmes (Éditions du Croquant, 2021).

♦ Clyde Plumauzille est historienne, chargée de recherche au CNRS et membre du Centre Maurice-Halbwachs à l'ENS (Paris). Spécialiste d'histoire sociale, du travail et du genre, ses travaux portent sur le travail des femmes des classes populaires, les échanges économico-sexuels, les domesticités et les enjeux du care dans la France moderne et contemporaine. Elle est notamment l'autrice de Prostitution et Révolution. Les femmes publiques dans la cité républicaine (Champ Vallon, 2016).

♦ Mathilde Rossigneux-Méheust, historienne, est maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l'université Lumière Lyon-2, chercheuse au LARHRA et membre junior de l'IUF. Ses recherches portent sur l'histoire des âges de la vie, des institutions disciplinaires, du travail et des liens familiaux dans la France contemporaine. Elle a publié Vies d'hospice (Champ Vallon, 2018), Vieillesses irrégulières (La Découverte, 2022), Routines punitives (CNRS Éditions, 2023, dirigé avec Elsa Génard) et Dernières Folies (Seuil, 2026, avec Marie Derrien).

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