Publié le 2 juin 2026
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Mis à jour le 9 juin 2026
le 5 décembre 2025
62 équipes de chercheurs et chercheuses ont candidaté à un appel à projets de recherche scientifique sur les transformations du travail social et de l’intervention sociale, 10 projets ont été retenus, dont 2 qui relèvent de notre Université.
Face aux mutations profondes du secteur social et de notre société (numérique, écologie, vieillissement démographique, nouvelles formes de pauvreté et d’accompagnement…) et à la crise d’attractivité des métiers qui concerne 1,3 million de professionnels du social, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), l’Institut national du travail social (INTS) porté par la DGCS et la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) ont lancé, en février 2025, un appel à projets de recherche scientifique ouvert à toutes les disciplines des sciences sociales ainsi qu’aux équipes réunissant des chercheuses et chercheurs issus du champ académique et des professionnels du secteur social. [source : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/]
Ces travaux de recherche viseront à produire des connaissances scientifiques rigoureuses destinées à appuyer l’État dans l’élaboration de ses politiques publiques en faveur de l’attractivité des métiers du travail social et de l’adaptation aux enjeux contemporains de l’intervention sociale.
► Le travail social en ses marges
Recompositions contemporaines de l’accompagnement des personnes précaires et migrantes.
| Ce projet de recherche s’intéresse aux transformations contemporaines du travail social dans le secteur de l’accompagnement des populations précaires et vulnérables, en particulier dans les secteurs de l’AHI (Accueil, Hébergement, Insertion), de l’asile et de la politique de la ville. Dans ces secteurs, les travailleurs sociaux sont amenés à interagir, coopérer, mais aussi développer des relations de concurrence et de compétition avec une pluralité d'acteurs relevant d’autres domaines, à la professionnalité reconnue (médecins et personnels médicaux, avocats et juristes) ou en cours de construction (intervenants artistiques), ainsi que des acteurs internes au monde associatif (bénévoles associatifs, pair-aidants). Il s’agira pour nous de comprendre comment le travail social se reconfigure à partir de ses frontières, et de caractériser la nature de ces marges (espaces interstitiels, champs hybrides, mondes). Pour cela, nous étudierons des dispositifs relevant de l’hébergement d’urgence, de la santé mentale et de l’intervention artistique, en pratiquant des jeux d’échelles entre la métropole lyonnaise, le niveau national et une comparaison internationale en contrepoint avec la métropole de Boston. | ||
| Responsable scientifique : Camille Hamidi, Professeure de science politique (Université Lumière Lyon 2 / Laboratoire Triangle) | Disciplines mobilisées : sociologie, science politique et anthropologie | Financement : 149 957,92 euros |
► [IM]PUISSANCES : agir en interdépendances
Ethnographies coopératives dans la métropole lyonnaise et alentours autour de nouveaux modes d’accompagnement d’enfants, d’adolescents et de jeunes adultes en difficultés.
| Une forte diversification des modalités d’intervention déstabilise aujourd’hui les intervenants en travail social. Le collectif TRANSVERSES, constitué d’universitaires, de formateurs en travail social, de praticiens et de cadres (agents de la Métropole ou employés d’associations), focalisera sa recherche sur la thématique de l’accompagnement des jeunes en difficulté. Le projet propose de documenter l’hétérogénéité du travail social et d’analyser les chaînes d’interdépendances, à l’échelle du territoire lyonnais et de ses alentours. L’enjeu participatif de cette recherche est d’identifier comment les protagonistes arrivent (ou non) à agencer des interventions jugées acceptables. Dans une dynamique de recherche pluridisciplinaire partagée avec les professionnels eux-mêmes, le collectif mettra l’accent sur des logiques émergentes, susceptibles de créer des synergies nouvelles et de possibles réponses dans ce contexte de crise. La méthode d’enquête de terrain s’appuie sur six contextes favorables aux nouvelles pratiques. Les matériaux ethnographiques seront analysés dans la perspective de la théorie ancrée. |
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| Responsable scientifique : Bertrand Ravon, professeur de sociologie (Université Lumière Lyon 2 / Centre Max Weber) | Discipline mobilisée : sociologie | Financement : 149 978,43 euros |