Publié le 7 avril 2026 Mis à jour le 7 avril 2026
du 18
au 20 mai 2026
Hors les campus
à 19h ou à 19h30

13e édition française du festival international de vulgarisation scientifique dans les bars et cafés

Plutôt qu’une série de présentations formelles dans une salle de conférence qui peut être intimidante, l'initiative Pint of Science vise à recréer l’animation de festivals de musique populaires, offrant de multiples scènes dans chaque ville qui permettent à des spécialistes de différentes disciplines de présenter, de discuter et répondre aux questions sur leurs dernières découvertes et recherches avec le public, le tout un verre à la main. Une manière de rendre la science accessible, d'éveiller la curiosité et susciter les échanges avec convivialité et simplicité !
 
► Quel est le déroulé-type d'une soirée Pint of Science ?
♦ Introduction de la soirée par les équipes
♦ Première présentation de 20 min avec un petit temps de questions après
♦ Animation / Quiz 
♦ Pause 
♦ Deuxième présentation de 20 min avec un petit temps de questions après
♦ Annonce des gagnantes et gagnants des quiz 
♦ Fin de soirée et possibilité de discuter avec les intervenantes et intervenants 
► En bref...

13 chercheuses et chercheurs de l'Université participent à l'édition 2026
11 de nos laboratoires de recherche sont impliqués.

Lundi 18 mai 2026

Criminologie : la science face aux séries télé

Nos séries préférées nous présentent des criminel·les facilement reconnaissables, des témoins et des victimes aux réactions prévisibles, et des policier·es capables de déchiffrer les intentions ou de repérer les mensonges grâce aux micro-expressions. Mais qu’en est-il de la réalité scientifique ?
Cette soirée abordera comment la criminologie étudie réellement les comportements criminels. Nous verrons ce que la recherche montre aujourd’hui, et comment certains mythes, souvent nourris par la fiction, s’en éloignent.

♦ Juger un acte : un contexte multifactoriel ?
Atlas Thébault Guiochon, ingénieur de recherche en psychologie et neurosciences sociales et cognitives (Université Lumière Lyon 2 / Unité RESHAPE)
Les émotions et les jugements que nous portons face à un crime ne dépendent pas seulement des faits, mais aussi de facteurs individuels et situationnels : la tournure d’une phrase, le genre des personnes impliquées, ou encore la façon dont une émotion est exprimée.
Cette présentation introduira ces mécanismes à partir des connaissances actuelles en psychologie sociale et cognitive… en les confrontant à ce que montrent nos films et séries préférés, qui prennent parfois quelques libertés avec la science.
♦ La cognition derrière les 'monstres' de série TV
Valentin Revillard, doctorant en sciences cognitives et neurosciences cognitives (Université Lumière Lyon 2 - laboratoire EMC - Équipe NeuroCognition & Criminalité)
Les séries nous habituent à des criminels monstrueux, hors norme, facilement reconnaissables. La réalité scientifique est peut-être plus dérangeante qu'on ne l'imagine. Une partie de la recherche en criminologie se fait avec des individus tout venant, pas nécessairement avec des personnes condamnées. Les comportements criminels y sont étudiés comme des comportements complexes et extrêmes, contextuels, sans cause unique.
Alors, qui sont vraiment les auteurs de crimes ? Et si comprendre les facteurs de risque valait mieux que chercher un "monstre" ?
à 19h au Crazy Dog | 7 Place des Terreaux - Lyon 1er | Programme de la soirée
Et si l'inclusion devenait la norme

En France, environ 18% de la population vit avec un handicap, dont 80% est invisible. Vivre avec un handicap ne se réduit pas aux défis qu'il impose au quotidien. Malgré les dispositifs et les aides mis en place, des préjugés et une tendance à l’exclusion persistent. Deux chercheurs décryptent le rapport de la société au handicap à travers les prismes fascinants de l’art, de la psychologie et de l’anthropologie. Ils nous offrent ainsi des clés pour repenser, à la fois individuellement et collectivement, notre vision du handicap et tendre vers une société plus inclusive. 

♦ Différence, handicap et corps hybrides
Nicolas Baltenneck, maitre de conférences en psychologie du développement (Université Lumière Lyon 2 - Unité DIPHE)
Le handicap est-il une différence comme une autre ? Après avoir présenté comment le petit d'homme construit l'idée de différence dès la plus tendre enfance, je propose
d'explorer les représentations artistiques du handicap tel qu'il a été dépeint au cours des siècles, que ce soit à travers peintures ou oeuvres cinématographiques. Je conclurai sur les évolutions scientifiques, technologiques et sociales récentes, notamment au travers de la réparation et de l'hybridation du corps, qui questionnent la notion de a norme.
♦ L’inclusion à l’université : et si c’était possible ?
Liliane Pelletier, professeure des universités en Sciences de l'éducation et de la formation (Université Lumière Lyon 2 - Laboratoire ECP)
Depuis plusieurs années, le mot « inclusion » est sur toutes les lèvres. Aujourd’hui, tout semble vouloir être inclusif et ceci dans tous les domaines de la vie : l’école, l’université, les entreprises, etc. S’il s’agit sans doute d’une valeur partagée, qu’en est-il en réalité ?
Pour relever le défi d’une inclusion en actes, un collectif pluridisciplinaire de recherche a mené l’enquête à l’université Lyon 2 pendant deux ans (2023-2025). Venez écouter et débattre des résultats de cette recherche ! Vous verrez ensuite comment la réalité se construit progressivement dans cette université devenue Lieu d’éducation Associé (LéA CREAbility) !
à 19h au Repère(s) | 9 rue Saint Polycarpe - Lyon 1er | Programme de la soirée
La science dans tous ses médias

Romancée, dessinée, télévisée… Comment la science est-elle diffusée auprès du grand public ? Comment distinguer le fait scientifique de la fiction ? Et pourquoi certains médias choisissent de s'en passer alors qu'elle est au cœur de l'actualité ? Cette soirée vous propose une plongée dans les médias, des différents formats de vulgarisation scientifique aux colonnes des journaux.

♦ Voir c'est croire ?
Julia Bonaccorsi, professeure en Sciences de l'information et de la communication (Université Lumière Lyon 2 - ÉLICO)
Les formats de médiations scientifiques sont variés : roman, documentaire jeunesse, bande dessinée, exposition, émission TV de vulgarisation… Et chaque auteur.ice élabore son propre cocktail narratif et figuratif pour que le public mette de côté son incrédulité. Mais comment parvient-on à distinguer la science de la fiction ? L’étude des images que l’on retrouve dans ces formes culturelles est une bonne entrée pour comprendre ce jeu partagé entre la médiation et ses publics.
♦ -Sciences : avis de recherche !
Marie-Noëlle Doutreix, maîtresse de conférences en sciences de l'information et de la communication (Université Lumière Lyon 2 - ÉLICO) et Isabelle Hare, professeure en Sciences de l'information et de la communication (Université Lumière Lyon 2 - ÉLICO)
La science fait rarement les gros titres. Et les chercheur.es passent souvent au second plan dans les médias généralistes. Pourtant les questions scientifiques peuvent brusquement devenir centrales dans l’espace public. Alors pourquoi les sciences sont-elles peu présentes dans les médias ? À partir de l’étude d'une résidence journalistes - scientifiques, nous proposons de revenir sur les contraintes structurelles, les cultures professionnelles, les habitudes et parfois les malentendus qui expliquent la faible visibilité de la recherche dans les médias.
à 19h au Tic & Tac | 47 rue garibaldi - Lyon 6e | Programme de la soirée

Mardi 19 mai 2026

Le dessous des cartes : spécial Lyon

On connait Lyon pour ses bouchons, ses fleuves et le parc de la Tête d’Or. Mais sous les cartes officielles et les guides touristiques, des scientifiques cherchent à comprendre et cartographier des aspects cachés de la ville. Comment la ville est vécue par des étudiantes internationales et étudiants internationaux ? Et par la faune et la flore, qui dépendent des sols ? L’existence d’une ville est une tension constante entre l’aménagement d’un territoire confortable pour ses habitantes et habitants et la minimisation de l’impact sur l’environnement dans lequel elle évolue.

♦ Une carte numérique et sensible de Lyon ?
Camille Scheffler, doctorante en géographie (Université Lumière Lyon 2 - Laboratoire EVS)
Et si nous ne vivions pas toutes et tous la ville de la même manière ? Pourquoi certains lieux nous marquent-ils plus que d’autres ? Entre géographie sociale et numérique, découvrez une application de cartographie sur smartphone qui permet de partager perceptions, ressentis et émotions liées aux lieux. Testée avec des étudiantes internationales à Lyon, cette cartographie invite à explorer la ville autrement, à travers les regards et les vécus de celles et ceux qui l’habitent.
♦ Les paysages des sols urbains dans notre métropole
Jean Noël Consalès, professeur engéographie et aménagement du territoire (Université Lumière Lyon 2 - LER)
L’analyse des sols se fait généralement de manière macroscopique (SIG et cartographie à l’échelle de l’ensemble du territoire…) selon un angle plutôt « quantitatif » (…suivant des critères globaux multiples). En se fondant sur ce type d’approches et sur les types de situations métropolitaines qu’elles peuvent mettre en hypothèse, il s’agirait d’identifier et de renseigner qualitativement, par une approche paysagère, ces différents types de situations, ces motifs, révélateurs des relations complexes et variées qu’entretiennent les parties prenantes métropolitaines avec leurs sols.
19h au Patchwork café | 146 Cours Gambetta - Lyon 7e | Programme de la soirée
Possède-t-on un groupe comme une montre ?

Partager sa vie avec un ou une partenaire, ce n’est pas partager un gâteau avec un ou une amie ou un jardin avec ses voisins et voisnies. Mais alors, comment exprimer ces nuances, et comment en comprendre les implications ? Lors de cette soirée, nous verrons que ces subtilités se retrouvent d’abord dans le langage, et s’étendent à des enjeux sociétaux quand il s’agit de vivre en partageant un espace et des ressources communes.

♦ La possession : diversité et variation
Gauthier Dubois, doctorant en linguistique (Université Lumière Lyon 2 - laboratoire DDL - Équipe Diversité linguistique et ses sources)
Appartenance, liens de parenté, parties du corps... Les locuteurs et locutrices des plus de 7 000 langues dans le monde ne manquent pas d'inventivité pour exprimer toutes sortes de relations. Lors de cette présentation, nous partirons à la découverte de "la possession" sous l'angle des études typologiques en linguistique, dans la diversité des langues du monde et leurs évolutions.
♦ Oneida : Tout partager et réinventer la société
Marie Rabecq, doctorante en études anglophones - civilisation américaine (Université Lumière Lyon 2 - Laboratoire Triangle)
En 1848, quatre-vingt personnes fondent dans l’État de New York une communauté qui entend abolir la propriété privée et l’amour exclusif, jugés incompatibles avec l’égalité. Iels mettent en commun leurs biens, leur travail et leurs relations affectives selon des règles strictes. Marginale mais prospère, la Communauté d’Oneida devient un laboratoire social qui fascine autant qu’il inquiète. Nous explorerons les principes de ce modèle, ses effets sur la vie collective et ce que cette expérience radicale révèle des utopies — et des limites — de la vie en commun.
à 19h au Tic & Tac | 47 rue Garibaldi - Lyon 6e | Programme de la soirée

Mercredi 20 mai 2026

Défis climatiques, des enjeux sociaux par nature

Phénomène physique et météorologique, le changement climatique est généralement étudié au prisme des sciences dures. Cette soirée s'appuie sur les sciences sociales pour interroger une autre facette des impacts des bouleversements climatiques de notre temps : comment agir en société pour préparer le monde de demain ?

♦ Sciences du climat : de l'alerte aux solutions ?
Hannah Gautrais, doctorante en sociologie (ENS de Lyon - Laboratoire Triangle)
Depuis les années 1980, les scientifiques du climat alertent sur le dérèglement climatique et ses conséquences pour nos sociétés et les écosystèmes. Mais face à l’inertie des négociations internationales et aux stratégies de retardement des transformations structurelles nécessaires, les climatologues sont amené·es à repenser leur rôle social : alerter suffit-il encore ? Certaines chercheuses et certains chercheurs s’engagent davantage dans le débat public, tandis que d’autres orientent leurs travaux vers des solutions concrètes pour aider la société à s’adapter.
♦ Quelle nature pour la ville de demain ?
Julie Jeammaud, doctorante en anthropologie (Université Lumière Lyon 2 - LADEC)
Les Solutions fondées sur la Nature sont des aménagements qui visent à la fois à « adapter la ville au changement climatique », et à conserver la biodiversité. À partir de l’ethnographie de deux associations qui créent des SfN (micro-forêt urbaine et création de zones humides), on peut étudier les différentes représentations de la nature urbaine, les controverses sociotechniques, et les transformations sociales et culturelles en jeu.
à 19h au Tire-toi une bûche | 71 Rue Bugeaud - Lyon 6e | Programme de la soirée
Ce que voisiner veut dire : la grande enquête

Tout le monde vit avec des voisins et voisines, chacune et chacun est la voisune ou le voisin d’autres personnes. C’est pourquoi les relations de voisinage constituent un fait social de première importance. Elles sont l’objet de nombreux discours et au cœur d’une pluralité d’actions. Mais comment voisine-t-on aujourd’hui ? Pour le savoir, nous avons mené une grande enquête dans différents contextes résidentiels auprès de différentes catégories sociales dans les régions lyonnaise et parisienne. Ce soir, nous présenterons cette enquête dans ses différentes dimensions et discuterons les résultats produits à cette occasion.

♦ L’effet des lieux
Joanie Cayouette-Remblière, sociologue chargée de recherche (INED), et Jean-Yves Authier, sociologue, professeur en sociologie (Université Lumière Lyon 2 - Centre Max Weber)
On ne voisine pas de la même manière selon les lieux dans lesquels on réside. Si les relations de voisinage ne se structurent pas selon un gradient d’urbanité, elles sont fortement contrastées d’un quartier à l’autre. Nous présenterons l’ampleur de ces variations et nous donnerons des clés de lecture sur ce qui les structure, à savoir la morphologie des lieux, les trajectoires résidentielles des habitants ainsi que l’ambiance locale.
♦ Le voisinage n’est pas en crise
Joanie Cayouette-Remblière, sociologue chargée de recherche (INED), et Jean-Yves Authier, sociologue, professeur en sociologie (Université Lumière Lyon 2 - Centre Max Weber)
Dans l’opinion publique, le voisinage apparaît souvent en crise, soit par défaut soit par excès de relations. À rebours de cette vision, l’enquête Mon quartier, mes voisins, que nous avons réalisé auprès d’un échantillon représentatif d’habitants de quatorze quartiers, montre que les relations de voisinage sont étonnamment stables depuis les années 1980. Les résultats que nous présenterons porteront à la fois sur les conversations, les pratiques de convivialité, les ressources qui s’échangent dans le voisinage, que sur le versant négatif des relations (conflits, jugements, évitement).
à 19h30 au Crazy Dog | 7 Place des Terreaux - Lyon 1er | Programme de la soirée

Informations pratiques

Lieu(x)

Hors les campus