Publié le 28 janvier 2026 Mis à jour le 28 janvier 2026
du 5
au 6 février 2026
Hors les campus
de 14h à 18h le 5/02
et de 9h à 13h30 le 6/02

Ces journées d’étude ont pour objectif, en réunissant des spécialistes de divers champs disciplinaires, de re-considérer le texte des mémoires d’Alexandrine des Écherolles et d’en mesurer les intérêts tant historiques que littéraires.

Ces journées d’étude seront aussi l’occasion de réfléchir à la manière dont les différentes contributions peuvent enrichir le dossier critique de cette édition, tant au niveau des éléments de contextualisation déjà proposés qu’au niveau du commentaire, en cours d’élaboration, du texte édité.

 

Au programme

Jeudi 5 février 2026
14h Accueil et mise en place
14h15 Introduction des journées par Anne VERJUS et Olivier FERRET
14h30
Session 1 — Aspects historiographiques : un texte d’histoire ?
Paul CHOPELIN (u. Jean Moulin Lyon 3 – LARHRA) – « Un mémorial catholique de la Terreur. Écrire et publier un récit édifiant de la répression de l’an II dans la France des années 1820-1840 »
Florence LOTTERIE (u. Paris Cité – CERILAC) – « “Riant de sa peur, la mienne avait fui” : l’humour contre la terreur ? »
♦ Talitha ILACQUA (Durham U., CDF Modern European History in the Department of History) – « Femmes et mythes contre-révolutionnaires : quelques réflexions historiographiques »
Karine RANCE (u. Clermont Auvergne – Centre d’histoire Espaces et Cultures) – « Faire l’histoire de l’émigration : difficultés et limites archivistiques »
15h50 Discussion (30 à 45 mn)
16h20 Pause-café (10 à 25 mn)
16h45
Session 2 — Célibataires et fanatiques : les « ennemies principales » ?
Solenn MABO (u. Rennes 2 – TEMPORA) – « Marie Anne Giraud comme “ennemie principale” ? »
Philippe BOURDIN (u. Clermont Auvergne – Centre d’histoire Espaces et Cultures) – « L’environnement idéologique et religieux d’une sociabilité provinciale : le salon moulinois de Marie Anne Giraud des Écherolles »
17h25 Discussion (30 à 45 mn)
Vendredi 6 février 2026
9h Accueil et mise en place
9h15
Session 3 — Prendre soin : enfances et traumas
Laurent BRASSART (u. de Lille – HARTIS) – « Les relations ville campagne à travers le cas des nourrices et des domestiques »
Côme SIMIEN (u. Paris 1 Panthéon‑Sorbonne – IHMC) – « Enfance et quotidien en Révolution »
Stéphanie GENAND (u. Paris‑Est Créteil – LIS) – « “Ici commençait la folie” : Alexandrine des Écherolles et les temps révoltés »
10h15 Discussion (30 à 45 mn)
10h45 Pause-café (10 à 25 mn)
11h10
Session 4 — Agentivité, genre et protagonismes
Bettina SEVERIN-BARBOUTIE (u. Clermont Auvergne – Centre d’histoire Espaces et Cultures) – « Scruter l’exercice conjoint de l’autorité entre homme et femme à travers Quelques années de ma vie : une analyse exploratoire »
Boris GOBILLE (ENS de Lyon – Triangle) – « Agir en révolution, agir contre la révolution : Alexandrine des Écherolles et la question du protagonisme »
Lucie NIZARD (u. de Genève, département de langue et de littérature françaises modernes) – « La Contre-Révolution des petites filles, ou comment devenir des hommes fortes »
12h30 Discussion (30 à 45 mn)
13h15 Conclusion par Olivier FERRET et Anne VERJUS

Les intervenantes et intervenants

Philippe Bourdin, PR, Université Clermont Auvergne, UPR 1001 / UCA, Centre d’histoire Espaces et Cultures
Laurent Brassart, MCF, Université de Lille, Institut de Recherches historiques du Septentrion, UMR 8529
Paul Chopelin, PR, Université Jean Moulin Lyon 3, LARHRA UMR 5190.
Olivier Ferret, PR Université Lumière Lyon 2, IHRIM UMR 5317
Stéphanie Genand, PR, Université Paris-Est Créteil, LIS, UR 4395
Boris Gobille, MCF, ENS de Lyon, Triangle, UMR 5206
Talitha Ilacqua, PhD, Durham University, CDF Modern European History in the Department of History
Florence Lotterie, PR, Université Paris Cité, UPR 441 CERILAC
Solenn Mabo, MCF, Université de Rennes 2, TEMPORA, UR
Lucie Nizard, professeure assistante, Université de Genève, Département de langue et de littérature françaises modernes
Karine Rance, PR, Université Clermont Auvergne, UPR 1001 / UCA, Centre d’histoire Espaces et Cultures
Bettina Severin-Barboutie, PR, Université Clermont Auvergne, UPR 1001 / UCA, Centre d’histoire Espaces et Cultures
Côme Simien, MCF, Université Paris 1, IHMC, UMR 8066
Anne Verjus, DR CNRS, Triangle UMR 5206

Quelques années de ma vie d’Alexandrine des Écherolles

Moulins, Lyon, Paris – 1789-1807
Les mémoires d’Alexandrine des Écherolles ont bénéficié, peu après leur première édition en 1843, de quelques lignes qui n’évoquent que très partiellement le texte, écrites par Lamartine dans son Histoire des Girondins (1847). Après leur réédition posthume, en 1879, sous un nouveau titre (Une famille noble sous la Terreur) fabriqué, dans le contexte du temps, pour des raisons idéologiques, Taine les a aussi brièvement mentionnés dans le tome consacré à la Révolution des Origines de la France contemporaine (1885).

Par la suite, on ne peut que constater la désuétude dans laquelle ce texte est tombé : occulté par les études littéraires – quoiqu’il corresponde en tous points aux critères définissant le corpus, il n’est, par exemple, pas pris en compte dans la synthèse proposée par Henri Rossi sur les Mémoires aristocratiques féminins, 1789-1848 (Paris, H. Champion, 1998) –, il n’a pas véritablement été pris au sérieux par les études d’histoire qui, sans doute en partie tributaires du discours de son préfacier, en 1879, considèrent, lorsqu’il est mentionné, qu’il relève de mémoires familiaux qui n’ont guère de portée que personnelle.

On constate cependant qu’une tentative récente a cherché à remettre à la disposition des lecteurs et lectrices ce texte méconnu : en 2020, dans la collection « Le Temps retrouvé » du Mercure de France, est parue une édition qui ne comporte qu’une courte « Préface » et une annotation très sommaire mais qui, comme son titre l’indique (Une famille noble sous la Terreur, éd. Sandrine Fillippetti), donne à lire la version de 1879, produite par un descendant de protagonistes du récit, René de Lespinasse, lequel s’est ré-approprié le texte d’Alexandrine des Écherolles, morte en 1850. 

Afin de rendre à nouveau lisible la seconde et dernière édition revue par l’autrice elle-même, en 1845, il a été nécessaire d’effectuer en amont un important travail d’édition critique et commentée, qui, tout comme la première édition (1843), porte le titre, politiquement plus neutre, de Quelques années de ma vie : l’édition de ce texte, assortie des variantes de l’édition de 1879 et d’une annotation abondante, ainsi qu’une première version d’un dossier critique ont été mises en ligne sur le site DAMES·DE·FER

Informations pratiques

Lieu(x)

Hors les campus

ENS de Lyon
Bât. Buisson, salle D8.007
19 allée de Fontenay,
69007 Lyon

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