Publié le 4 juin 2026 Mis à jour le 4 juin 2026
du 22
au 25 juin 2026
Hors les campus

École d'été organisée par le laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (LARHRA), le laboratoire France, Amériques, Espagne, Sociétés, Pouvoirs, Acteurs (FRAMESPA) et le laboratoire Temps, espaces, langages, Europe méridionale, Méditerranée (TELEMMe)

En plein renouvellement depuis les années 1960, l’histoire du travail s’est émancipée de l’histoire institutionnelle du mouvement ouvrier, en élargissant ses questionnements à la diversité des formes de la conflictualité, aux normes et aux cultures du métier, ou encore au travail en dehors des usines. Depuis les années 2000, le croisement entre histoire du travail, des femmes et du genre a permis d’inclure le travail non rémunéré pour le marché et le travail de care dans sa définition [Pasleau et Schopp, 2005 ; Gallot, 2015 ; Sarti, Bellavitis, Martini, 2018]. Cet élargissement conceptuel du périmètre du travail et de ses pratiques, tout en déconstruisant les théories de l’économie politique et des conceptions du travail dominantes, a soulevé tout d’abord la question des méthodes et des approches nouvelles indispensables pour saisir ces dimensions inédites [Humphries, Sarasua, 2012 ; Martini, Bellavitis, 2014 ; Albert, Plumauzille, Ville, 2017 ; Whittle, 2019]. L’approche par le genre a permis de mieux apprécier l’apport des femmes aux économies familiales, à travers la question des styles de vie, des budgets familiaux [Bellavitis, Martini, Sarti, 2016 ; Martini, 2021 ; Anrich, 2025], de la pluriactivité et de la précarité du travail des femmes et des personnes âgées [Rossigneux-Méheust, 2018], de la résilience des femmes face aux crises [Borderías et Martini, 2020], ou encore du travail indépendant comme emploi refuge. L’histoire des femmes et du genre a ainsi permis d’étudier la construction des catégories professionnelles et leurs caractères spécifiques selon le genre, l’âge, les origines, les statuts (titulaires-non titulaires, privé-public).
 
Cette école d'été s’adresse à aux doctorantes et doctorants, jeunes chercheurs et chercheuses en histoire et en histoire de l’art dont les travaux s’inscrivant au croisement de ces deux thématiques. Pour participer, il est nécesaire d'avoir répondu à l'appel à candidatures. Il est possible à toute personne intéressée par le sujet d'assister aux conférences invitées. 

Au programme

Lundi 22 juin 2026
7h30 Petit-déjeuner
Introduction de l’école d’été
• 9h00-9h30 : mot d’accueil, présentation des participant·es et introduction de l’école d’été par Inès Anrich (Université Lumière Lyon 2, LARHRA), Camille Fauroux (Université Toulouse 2, FRAMESPA), Marie Gispert (Université Grenoble Alpes, LARHRA), Manuela Martini (Université Lumière Lyon 2, LARHRA), et Anne Montenach (Université Aix-Marseille, TELEMMe)

• 9h30-10h15 : Conférence de Raffaella Sarti (Université d’Urbino), Le travail domestique : travail ou non travail ?

• 10h15-10h45 : discussions

• 10h45-11h00 : pause-café
Présentations || Entre savoir-faire et pratiques genrées (modération par Manuela Martini)
• 11h00-11h20 : Aude Monié (Université Paris-Cité, ECHELLES), Le travail invisible de la réparation textile : pratiques, savoir-faire et professionnalisation durant la seconde moitié du XIXe siècle

• 11h20-11h40 : Aliénor Bautru-Valois (Université Grenoble Alpes, LARHRA), Domestiquer les fleurs ou l’art des compositions florales : une pratique à la fois professionnelle et amatrice aux prises avec le genre (XIXe-XXe siècles)

• 11h40-12h15 : discussions

• 12h15-14h : pause déjeuner
Atelier n°1 || Aux sources du travail domestique
• 14h-15h30 : atelier en groupe et restitution
• 15h30-15h50 : pause-café
Présentations || Travail de soin, travail de care, quels contours ? (modération par Anne Montenach)
• 15h50-16h10 : Léonard Barbulesco (Sorbonne Université, Centre Roland Mounier), Le travail hospitalier au prisme du genre et des hiérarchies sociales. Les personnels hospitaliers de l’Hôpital général de Paris, des Invalides et de l’Hôtel-Dieu. XVIIe-XVIIIe siècles

• 16h10-16h30 : Diana Dos Santos (Université Toulouse 2, FRAMESPA), « Par la nature qui a fait de nous des mères » : les liens entre le premier féminisme latino-américain et la médecine sociale (Argentine, 1930-1946)

• 16h30-16h50 : Lisia Briot (Université Grenoble Alpes, LARHRA), Les infirmières de l’Adèche : structuration d’une profession en milieu rural (1950-2000)

• 16h50-17h45 : discussions
20h Repas
Mardi 23 juin 2026
7h30 Petit-déjeuner
Travail contraint, travail libre
• 9h15-10h00 : Conférence de Hayri Özkoray (Université Aix-Marseille, TELEMMe), Les femmes propriétaires d’esclaves à Istanbul aux XVIe-XVIIe siècles d’après les archives judiciaires

• 10h-10h30 : discussions

• 10h30-10h45 : pause
Présentations || Le travail des femmes au prisme des dynamiques coloniales et post-coloniales (modération par Camille Fauroux)
• 10h45-11h05 : Lou Laval Matip (Université Aix-Marseille, TELEMMe), Couturières, cuisinières, servantes et nourrices : le travail domestique des femmes esclavisées et affranchies à Paris, Bordeaux et Marseille (1700-1808)

• 11h05-11h25 : Erena Mou Sin (Centre de recherche de l’École du Louvre), « Les indispensables » : travailleuses autochtones de l’archéologie en Polynésie orientale (Hawaii, Polynésie française, Rapa Nui)

• 11h25-12h00 : discussions

• 12h00-14h00 : déjeuner
Travail, genre et âge
• 14h00-14h45 : Conférence de Mathilde Rossigneux-Méheust (Université Lumière Lyon 2, LARHRA), Étudier les âges du travail : une nouvelle façon de questionner les frontières du travail

• 14h45-15h15 : discussions

• 15h15-15h30 : pause
Présentation || Quelles catégories pour analyser le genre du travail ? (modération par
Inès Anrich)
• 15h30-15h50 : Mai Lan Lopez (EHESS, CEMS, CMH), Penser le travail à partir des violences sexuelles : abus d’autorité, vulnérabilité et contrainte corporelle au XIXe siècle

• 15h50-16h10 : Zoé Cameron (Université de Bretagne-Occidentale et Sciences Po / CRBC/ CSO), Prendre en charge un mouvement social minoritaire féminisé dans un mouvement d’action catholique spécialisée : les employées grévistes des Nouvelles Galeries à la JOCF

• 16h10-16h30 : Quentin Lacombe (Université Paris Cité, ECHELLES), Les travailleuses sociales noires de l’assistance publique dans le Sud des États-Unis : approche intersectionnelle d’une profession féminine dans une bureaucratie ségréguée (années 1960-1980)

• 16h30-17h30 : discussions
20h Repas
Mercredi 24 juin 2026
7h30 Petit-déjeuner
Métiers en images, représentations et pratiques
• 9h00-9h45 : Marie Gispert (Université Grenoble Alpes, LARHRA), Représentation et auto-représentation d’artistes femmes au travail : quelques pistes pour une iconographie genrée, de la fin de XIXe siècle à l’entre-deux-guerres

• 9h45-10h15 : discussions

• 10h15-10h30 : pause café
Présentations || Femmes dans les métiers des arts et des sciences (modération par Marie Gispert)
• 10h30-10h50 : Oriane Poret (Université Lumière Lyon 2, LARHRA), Travailler comme un homme ? Être femme, artiste et oeuvrer avec le vivant au XIXe siècle

• 10h50-11h10 : Raphaëlle Rannou (CETHIS/Université de Tours et Ecole du Louvre, Institut National d’Histoire de l’Art), Moulages, estampages, dessins et photographies de l’Orient ancien : expertises et contributions féminines à l’archéologie (XXe siècle)

• 11h10-11h30 : Lila Coudière (Université Toulouse, FRAMESPA), « Je ne me considère pas comme mathématicienne » : Genre et identité professionnelle en mathématiques

• 11h30-12h15 : discussion

• 12h15-14h00 : déjeuner
Atelier n°2 || Croiser genre et travail en histoire des arts
• 14h00-15h30 : atelier en groupe et restitution

• 15h30-15h50 : pause-café
Présentations || Normes de genre, travail féminin et transformations socio-institutionnelles (modération par Inès Anrich)
• 15h50-16h10 : Chloé Sivy-Tougait (Université de Nantes, CRHIA, Département d’histoire générale de l’Université de Genève), L’Union internationale des Amies de la jeune fille : un espace transnational protestant de professionnalisation des femmes (1877-1914)

• 16h10-16h30 : Candice Grelaud (Université Lumière Lyon 2, LER), Guerre, travail et normes de genre dans les exploitations agricoles françaises pendant la Première Guerre mondiale

• 16h30-16h50 : Fanny Janeau (Sorbonne Université, SIRICE), Femmes dans la police allemande durant l’entre-deux-guerres : un renouvellement de l’institution ? (1918 - 1939)

• 16h50-17h45 : discussions

• 17h45-18h : conclusions par Manuela Martini
20h Repas
Jeudi 25 juin 2026
7h30 : petit-déjeuner
Départ des participant·es dans la matinée

Informations pratiques

Lieu(x)

Hors les campus

L’Orée du Bois Village Nature - Saint Martin en Haut, Monts du Lyonnais

Partenaires

Comité d’organisation
• Inès Anrich (Université Lumière Lyon 2, LARHRA)
• Marie Gispert (Grenoble Alpes, LARHRA)
• Camille Fauroux (Toulouse Jean Jaurès, FRAMESPA)
• Manuela Martini (Université Lumière Lyon 2, LARHRA)
• Anne Montenach (Aix-Marseille, TELEMMe)
 
Comité scientifique
• Cristina Borderías (histoire contemporaine, Université de Barcelone, TIG)
• Sandra Brée (démographie historique, CNRS, LARHRA)
• Sylvie Chaperon (histoire contemporaine, Toulouse Jean-Jaurès, FRAMESPA)
• Neil Davie (civilisation britannique, Université Lumière Lyon 2, LARHRA)
• Damien Delille (histoire de l’art, INHA / Université Lumière Lyon 2, LARHRA)
• Tom Dufour (histoire contemporaine, Toulouse Jean-Jaurès, FRAMESPA)
• Charlotte Foucher Zarmanian (histoire de l’art, EHESS, CRAL)
• Monica Martinat (histoire moderne, Université Lumière Lyon 2, LARHRA)
• Isabelle Renaudet (histoire contemporaine, Aix-Marseille, TELEMMe)
• Francesca Sanna (histoire contemporaine, Toulouse Jean-Jaurès, FRAMESPA)
• Julie Verlaine (histoire contemporaine, Tours, CeTHis)

Contact

Martini Manuel, professeure d'histoire contemporaine (LARHRA), co-responsable du pôle de spéciailité Genre :