Sous la direction scientifique de Daniel Borrillo, Caroline Mecary, Benjamin Moron-Puech et Thomas Perroud
Depuis le vote de la loi du 2 août 2021, la gestation pour autrui semble faire l’objet d’une fronde au niveau national et international. Cette situation a pour première conséquence de mettre en danger l’intérêt des enfants relégué derrière d’autres intérêts. Or, la plupart des ordres juridiques exigent que l’intérêt de l’enfant soit prépondérant dans toute décision le concernant. En Italie a ainsi été adoptée en 2024 une loi considérant la GPA comme un crime universel. En Argentine, malgré plusieurs années de pratiques régulières de la GPA, la Cour suprême a rejeté un recours qui demandait l’inscription des parents d’intention sur l’acte de naissance.
En France, nous assistons à un resserrement des conditions exigées par les juridictions du fond pour que soit prononcée par le conjoint du père l’adoption de l’enfant né par GPA et cela en dépit de l’avis de la CEDH du 10 avril 2019 qui impose une reconnaissance rapide et effective de la filiation établie à l’étranger.
Enfin, le Conseil d’État, dans un arrêt du 28 octobre 2024, en s’écartant de sa jurisprudence antérieure, a validé un refus de délivrance d’un laissez-passer consulaire à un enfant né par GPA ; décision ultérieurement neutralisée par la Cour européenne des droits de l’homme. Cet ouvrage rapporte et analyse les nouvelles résistances à la gestation pour autrui.
Outre un état des lieux du droit et des pratiques françaises, les lecteurs et lectrices trouvernt ici des informations sur d'autres législations interdisant ou autorisant la GPA (États-Unis, Argentine ou Italie), ainsi que des analyses historiques ou sociologiques aidant à mieux comprendre ces résistances à la GPA.
► Sommaire, contributeurs et contributrices
Cet ouvrage constitue les actes d'un colloque qui s'est tenu le 10 juin 2025 à l'université Paris-Panthéon-Assas.| ♦ Introduction, D. Borrillo (juriste, Université Paris-Nanterre) ♦ Approche historique, Th. Perroud (juriste, Université Paris-Panthéon-Assas) ♦ Approches socio-philosophiques, D. Memmi (sociologue, CNRS) et M. Jouan (philosophe, Université Grenoble-Alpes) ♦ Les nouvelles résistances à l’étranger : L’Italie, A. Schuster (avocat) ; L’Argentine, A. Kemelmajer de Carlucci (magistrate) ; Les États-Unis d’Amérique, J. Merchant (juriste, Université Paris-Panthéon-Assas) ♦ Les nouvelles résistances françaises. Les résistances administratives : consulats et services centraux d’état civil, O. Renaudie (juriste, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et L. Roques (avocate) ♦ La résistance des juges : exequatur et adoption, C. Mécary (avocate) et A. Dionisi-Peyrusse (juriste, Université de Rouen) ♦ Et l’intérêt supérieur de l’enfant ?, M. Musson (juriste, Université Jean Moulin Lyon 3) et V. Deschamps (juriste, Université Paris-Panthéon-Assas) Modération, B. Moron-Puech (juriste, Université Lumière Lyon 2) ♦ Clôture, M. Pichard, juriste, Université Paris-Nanterre |
► Dans les médias
GPA : « Les politiques de Donald Trump et de Giorgia Meloni dessinent une nouvelle géographie juridique de résistance »Tribune de de Daniel Borrillo, Caroline Mecary, Benjamin Moron-Puech et Thomas Perroud, parue dans Le Monde le 4 septembre 2026
Informations pratiques
Référence
Sous la direction scientifique de Daniel Borrillo, Caroline Mecary, Benjamin Moron-Puech et Thomas Perroud
éditions Dalloz - septembre 2026
EAN : 9782247249695
196 pages