Mise à jour le 20 janv. 2020
Publié le 17 janvier 2020 Mis à jour le 20 janvier 2020
19 Mars 2018

Madame la Rectrice, chère Marie-Danièle,
Madame la Maire du 3e arrondissement, chère Madame Panassier,
Monsieur le chef de cabinet, représentant le Président de l’Université de Lyon, cher Ali Kismoune,
Madame la Vice-présidente de l’Université Lyon 2 en charge de la communication et de l’action culturelle, chère Eva-Marie,
Madame la Directrice du Musée des Moulages, chère Sarah Bétite,
Monsieur le Directeur de l’UFR Lesla (Lettres Sciences du Langage et Arts), cher Emmanuel,
Madame la Directrice du département de Musique et musicologie, chère Françoise Andrieux,

C’est un très grand plaisir de vous accueillir aujourd’hui pour l’inauguration du site Rachais, entièrement rénové. Le bâtiment trouve aujourd’hui toute sa place à la fois dans le quartier et dans la vie de l’Université. Ancienne fabrique, il a conservé les marques de son passé industriel. Lieu de culture et de diffusion des savoirs, il est largement ouvert sur la Ville et sur la Cité. Lieu de formation et de recherche, il offre désormais des espaces consacrés à l’enseignement et à la pratique musicale.
Le site Rachais regroupe aujourd’hui le Musée des moulages (Mumo), où reprendront très prochainement (dès cette semaine), de nombreuses activités culturelles, expositions, conférences et le département de musique et musicologie, installé dans ces locaux depuis la dernière rentrée universitaire.

Ces deux structures représentent à plusieurs égards la richesse et le dynamisme de l’Université Lumière :

Le Musée des Moulages s’inscrit dans la tradition européenne des gypsothèques qui a débuté principalement au XIXe s et qui a vu de nombreuses universités accueillir ainsi des collections de moulages. Toutes ne les ont pas conservés et l’Université Lumière fait aujourd’hui partie de celles qui disposent des collections les plus étoffées (on peut aussi mentionner le musée de l’Université Paul Valéry à Montpellier ou encore celui de l’Université Bordeaux Montaigne). Le bâtiment rénové donne à ces moulages un nouvel écrin, offre la possibilité de retravailler la muséographie et de varier les expositions.
Mais ces moulages n’auraient pas pleinement leur place à l’Université s’ils n’étaient inscrits dans des projets qui se trouvent au cœur de nos missions. La conservation de moulages n’est en effet pas une fin en soi pour un établissement d’Enseignement supérieur et de recherche. Comme le rappelle Dominique Bertin dans le livre-catalogue « Lumière sur les moulages », la vocation première de ces collections universitaires est de servir d’appui à l’enseignement et à la recherche, notamment en histoire et histoire de l’art. La réouverture du site et le nouvel accueil qu’il permet de réserver aux étudiants et aux enseignants-chercheurs permettront, espérons-le, de renouer avec ces pratiques et de leur donner une nouvelle dynamique.
Enfin, le Musée des moulages est aussi un lieu phare de diffusion des savoirs, de médiation culturelle et scientifique. C’est là aussi un rôle essentiel de l’Université, d’une université ouverte, inscrite dans la société, en prise avec les enjeux qui la traversent. Cette place particulière du Mumo dans la Cité a été particulièrement développée au cours des dernières années. Il est indispensable de poursuivre dans cette voie, de faire du Mumo un point d’entrée à l’Université, un lien entre l’Université et la Ville, un lieu de transmission et d’échanges, de mélange. Ce nouveau cadre devrait là encore favoriser le déploiement de cette mission.

Le lieu accueille, outre le Musée, le département de musique et musicologie. Celui-ci reçoit des étudiants et étudiantes de la licence au doctorat et offre sur le site des formations originales et novatrices.
Plus encore, la licence de musique et musicologie est pionnière dans la mise en place de parcours différenciés pour les étudiant.es. Ainsi le département propose une année préparatoire pour des étudiant·es musicien·nes, venant de toute la France et n’ayant pu bénéficier d’une formation technique en conservatoire ou école de musique. Cette formation qui précède l’année de L1 comprend 630h par groupes de 20 étudiant·es. La moitié d’entre eux/elles sont boursier·es. Le taux de réussite en 1ère année de licence, pour ceux et celles qui sont passé.es par cette année préparatoire, est de 100 %. C’est une belle expérience et une très belle réussite pour ce dispositif et les équipes qui le portent.
Le département de musique et musicologie est aussi en pointe dans le domaine de l’initiative étudiante. Celle-ci n’a que rarement l’étiquette d’ « entrepreneuriat », tant prisée actuellement, mais qui ne coïncide qu’imparfaitement avec nos cadres conceptuels et culturels. Pourtant, il s’agit bien de belles entreprises étudiantes que ces groupes de musique, ces organisations de manifestations artistiques ou de festivals comme les Perséphonies.
Le département de musique et musicologie, ce sont aussi des formations de master très professionnalisantes. Je voudrais prendre ici l’exemple du master MAAAV (Musique appliquée aux arts visuels) qui ouvre vers les métiers de la composition de musique de films ou de production vidéo, la composition de musiques de scène pour le théâtre, la danse, la conception sonore. Les étudiant.es des dix premières promotions du master ont de formidables parcours et le palmarès de la formation, si on en juge par exemple aux musiques primées, est impressionnant !
Le département de musique et musicologie, c’est encore bien évidemment une activité scientifique intense, et des formations adossées à la recherche, notamment à l’Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités (IHRIM) et au laboratoire Passages XX-XXI. Ces recherches sont menées aussi en lien avec la création artistique et l’interprétation, et j’en veux pour exemple le colloque organisé chaque année dans le cadre du Concours International de Musique de Chambre de Lyon (CIMCL).
Ce sont autant d’activités très stimulantes que cet édifice rénové va permettre d’accueillir et de valoriser. Je vous remercie de votre présence à nos côtés aujourd’hui pour cette inauguration et vous souhaite la bienvenue à toutes et tous dans ce nouveau site Rachais.

Je tiens pour terminer à remercier les services impliqués dans cette soirée : la direction des affaires culturelles et de la diffusion des savoirs, les personnels du musée, les personnels et étudiant.es du département de musique et musicologie, le service logistique, le service de prévention et sécurité, la direction de la Communication, le service de la Présidence.

Nathalie DOMPNIER
Présidente de l’Université Lumière Lyon 2

N.B : Seul le prononcé fait foi