Publié le 29 janvier 2020 Mis à jour le 13 février 2020
le 28 janvier 2020

La motion suivante a été adoptée à l’unanimité par le Conseil académique de notre établissement du 27 janvier 2020, à propos de la loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) actuellement en préparation. Une motion identique a été adoptée par la Commission recherche lors de sa séance du 20 janvier (unanimité moins une abstention), par le Conseil des directeur/trices de composantes le 21 janvier (unanimité des présent.es) et par le Conseil d’administration le 24 janvier (unanimité).

Dans le contexte de préparation d’une Loi de programmation pour la recherche, les membres des instances de l'établissement tiennent à réaffirmer avec force les principes incontournables qui garantissent, dans le cadre du service public de l’ESR, le bon fonctionnement, la qualité et le rayonnement de ses missions de recherche, d’enseignement, d’innovation et de diffusion des savoirs.

Soucieuses de préserver une université ouverte à toutes et tous et de lutter contre toutes les formes de précarité des personnels, nos instances réaffirment l'attachement de notre établissement au statut pérenne des enseignant.es-chercheur.es, des enseignant.es, des chercheur.es et des BIATSS et s’oppose au développement de la précarité dans l’ESR. Elles réaffirment la nécessité de financer de manière structurelle la création de postes de titulaires (pour les EC et les BIATSS) et de revaloriser les traitements de l’ensemble des personnels. Elles affirment encore sa volonté de défendre les cadres nationaux de qualification et d’évaluation (CNU) et s’oppose à la modulation des services. Elles s’opposent à toutes les formes de marchandisation de la recherche et de l’enseignement, au développement d’une concurrence exacerbée entre établissements, entre équipes et entre chercheur.es, ainsi qu’à toute mesure dégradant les conditions de travail. Elles soutiennent le principe d’un financement pérenne des activités de recherche pour l’ensemble des établissements et des équipes de recherche, condition indispensable d’une activité scientifique sereine et indépendante. Elles appellent aussi à mieux prendre en compte les spécificités des Sciences Humaines et Sociales dans la définition des orientations des programmes scientifiques et dans les processus d’allocation des ressources.

Nos instances demandent un moratoire sur la préparation de la loi de programmation pluriannuelle de la recherche. Elles demandent également que le Ministère s’engage dans un véritable processus d’élaboration démocratique, en organisant notamment des États généraux de la recherche et de l’enseignement supérieur avec les acteur/trices concerné.es afin de débattre de l’esprit et des orientations de la future loi.

Informations pratiques

Date(s)

le 28 janvier 2020