Publié le 15 octobre 2019 Mis à jour le 5 mars 2020

Premier roman de Hervin Tardy, étudiant en 3e année de droit à la Faculté de droit Julie-Victoire Daubié.

Issu d’une famille ouvrière et né à Belley ville natale de Brillat-Savarin dans le Bugey, à 21 ans, Hervin Tardy est étudiant en 3e année de licence de droit dans notre Université. En 2019, redoublant sa 2e année de licence, il entreprend d’écrire son premier roman Ça ne peut se terminer ainsi.

Première expérience dans un polar qui se veut choquant, claquant mais par-dessus tout qui ne va pas laisser indifférent aussi bien en mal qu’en bien.
 
L'histoire

 Je m’appelle Oscar et si j’avais qu’un conseil à vous donner, il serait le suivant : n’ouvrez pas ce livre ! Ce qu’il contient ne mérite pas d’être exposé, dévoilé. Ce qui est fait est fait, mais n’est pas pour autant nécessaire à dire. Votre conscience ne peut que me remercier de vous supplier de retourner à vos activités car cette lecture ne vous accordera qu’une nausée et un dégoût. La joie qui pouvait se lire sur vos visages, n’apparaîtra plus, car cette histoire est triste par son début son déroulé et sa conclusion.
Longtemps j’ai essayé de cacher ce contenu pour préserver votre intégrité, mais tant pis si votre curiosité est supérieure à votre insouciance et votre naïveté. Mes prières de ne pas regarder ne vont pas vous sauver et si vous me désobéissez je ne pourrai plus rien faire pour vous protéger.
À cause de votre lecture, tout comme moi à jamais la solitude s’emparera de vos coeurs.

[source : 4e de couverture]

Entretien avec
Hervé Tardy
Pourquoi avoir publié cet ouvrage ?

H.T. : Depuis le collège et même un peu avant, malgré de fortes lacunes en orthographe et grammaire, j’ai toujours aimé écrire.
Cependant n’ayant pas un talent particulier pour ce domaine, mes écrits étaient pour le moins farfelus. Ils n’allaient donc jamais plus loin qu’un chapitre ou deux. Mais en écrivant ce livre, quelque chose de nouveau est arrivé. C’est la première fois que j’écrivais dans ce style et une rigueur soudaine est née. J’ai voulu prouver en publiant cet ouvrage à tou.tes celles et ceux qui avaient critiqué mes précédents écrits, qu’ils/elles ont eu raison de croire en moi.
J’écris pour partager, et cela s’arrête là. Je n’ai aucune arrière-pensée en écrivant hormis celle d’un lecteur ou d’une lectrice potentielle qui pourrait s’évader par mes histoires.

Comment est née l'idée de ce livre ?

H.T. : Presque instantanément, au début je m’ennuyais dans mon logement étudiant de 9m², et j’ai écrit quelques lignes sur un personnage et son rapport au changement. La phobie qu’il avait justement du temps qui passe. En me réveillant le lendemain, j’ai voulu poursuivre. Tout de suite mon esprit a transformé ce personnage qui avait peur, en un assassin et le policier. Toute une série de personnages a germé au fur et à mesure que le cadre s’installait.

Combien de temps vous a pris l’élaboration de ce livre ? Avez-vous rencontré des difficultés ?

H.T. : L’élaboration de ce livre s’est faite en deux temps. Le premier est celui de l’écriture qui s’est fait en un mois. Chaque jour, j’écrivais exactement 1 600 mots pour suivre la méthode « NaNoWriMo » (= National Novel Writing Month - en français « mois national d'écriture de roman ») mais à ma sauce car cette dernière consiste à privilégier la quantité à la qualité. Moi au contraire, il m’arrivait d’écrire, réécrire des parties entières, ou d’en abandonner d’autres. Parfois, je pouvais rester bloqué des minutes entières sur une ligne tant que la formulation juste ne m’était pas apparue. Puis la seconde phase d’une semaine a été consacrée à une première relecture et modification d’élément devenu non concordant avec la suite des événements.

Votre expérience professionnelle (ou personnelle) vous a-t-elle été utile pour la création de ce livre ?

H.T. : Certains lieux de mon enfance ou de mon quotidien ont pu inspirer des lieux du livre comme Belley pour Bourg-Jolie. Le travail de Poe est quant à lui, sorti plus ou moins de mes cours de droit pénal.
Les personnages ne sont que pure fiction. Il faut cependant bien s’inspirer de ce que l’on connaît pour créer une personnalité. Des gens ou des ami.es ont donc pu leur offrir certaines de leurs caractéristiques.

 À quel public s’adresse votre ouvrage ?

H.T. : Il s’adresse à un public averti, mature, j’ai presque envie de dire. Non pas que ce livre se veuille élitiste, loin de là. Je pense qu’un amoureux de la littérature française pourrait apprécier à sa juste valeur cette histoire. « Mature », dans le sens où ce livre a été écrit pour être choquant et il ne faut pas se méprendre sur cette histoire. Je pense qu’un enfant par exemple, aurait du mal à saisir l’essence de cette histoire. J’invite tous ceux qui veulent se faire un avis à le lire.

Une suite à prévoir ?

H.T. : Pour ne parler que de cet ouvrage, la fin est assez ouverte. Je suis encore jeune, j’espère avoir encore de longues années devant moi, pour penser à une suite. Car oui en écrivant ce livre, j’ai pensé à une fin fermée, des péripéties et d’autres personnages qui n’ont pas eu l’occasion d’être présentés au/à la lecteur/trice. J’imagine des suites, j’écris sur un carnet, et pourquoi pas publier cette suite. Qui sera quoiqu’il
arrive écrit pour que mes amis.e, mes premier.es lecteur/trices sachent comment se terminera cette histoire.