Mise à jour le 11 sept. 2020
Publié le 23 février 2020 Mis à jour le 11 septembre 2020

L’écriture non discriminante entre progressivement dans le quotidien de notre université. Après un an d'expérimentation en 2016 / 2017, un protocole rédactionnel a été adopté et diffusé en juin 2017.


L'écriture non discriminante a deux objectifs :
  • d’une part, assurer dans notre communication interne et externe une égale représentation des sexes ;
  • et d’autre part ne pas invisibiliser ce fait social majeur : les femmes ont désormais, tout comme les hommes, accès à toutes les professions, à tous les postes, à tous les métiers.

Au cours de l'année universitaire 2016-2017, beaucoup de personnels ont intégré ces nouveaux protocoles graphiques, avec une très grande variété de solutions proposées, preuve de l’inventivité des communautés francophones. Les résistances se sont aussi donné libre cours, témoignant de la persistance d’imaginaires langagiers qui appartiennent aussi à notre patrimoine commun.
Entre inventivité et résistance, les échanges au sein des services et des composantes ont été nourris, et rendent compte de la vivacité de notre langue commune. Fin juin 2017, le protocole rédactionnel officiel de l’Université a été diffusé. Il mérite à peine ce nom de « guide », puisqu’il se réduit à 3 grandes règles à garder à l’esprit.
 

3 grandes règles de l'écriture non discriminante

Ce guide participe à une politique ambitieuse en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes. Lyon 2 rejoint ainsi nombre d’universités francophones résolument et sereinement mobilisées contre toutes les discriminations de genre.

1 # User systématiquement du féminin et du masculin (avec l’ajout du .e ou de la barre oblique en cas de changement de syllabe). Ainsi pour étudiant.e, chef.fe de service, maître.sse de conférences, auditeur/trice.

2 # Ne pas oublier les accords pour les adjectifs et les participes. Ainsi les maître.sses de conférences et enseignant.es du 2nd degré nouvellement recruté.es à Lyon 2 vont se voir accorder un allègement de service à la rentrée 2017 afin de pouvoir bénéficier de formations spécifiques.

3 # Accorder en genre les noms de fonctions, grades, titres et métiers, conformément aux textes législatifs actuellement en vigueur.

Références

Textes législatifs encadrant les protocoles rédactionnels non discriminants
  • la circulaire du Premier Ministre du 6 mars 1998 relative à la féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre, qui réitère la circulaire du Premier ministre du 11 mars 1986
  • la législation en vigueur, qui oblige à rédiger de manière non discriminante les offres d’emploi (articles L. 1132-1 et L. 5321-2 du Code du Travail, article 225-1 du Code pénal)
  • la note du MEN du 6 mars 2000 d'organisation générale des appellations professionnelles : Féminisation des noms de métiers, fonctions, grades ou titres
  • la convention interministérielle pour l'égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif 2013-2018 (MENE1300072X), en particulier le point 3.2 "Veiller à exclure tout stéréotype sexiste dans l'information délivrée sur les métiers et les filières de formation"
  • le recours à des formes non discriminantes est en conformité avec le cadrage réglementaire au niveau communautaire européen : en particulier la recommandation CM/Rec (2007) 17 du Conseil de l'Europe, qui stipule l'élimination du sexisme dans le langage et la promotion d'un langage reflétant le principe de l'égalité entre les femmes et les hommes.
  • Circulaire n°5575/SG du 21 février 2012 relative à la suppression des termes « Mademoiselle », « nom de jeune fille », « nom patronymique », « nom d’épouse » et « nom d’époux » des formulaires et correspondances des administrations
  • Loi n°2014-873 du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, en particulier l’article 1, qui stipule que « La politique pour l’égalité entre les femmes et les hommes comporte […] des actions destinées à prévenir et à lutter contre les stéréotypes sexistes ».
Des usages bien établis aujourd’hui dans les textes officiels du MENESR
Le recours à des formes non discriminantes est en conformité avec des usages bien établis désormais au sein de l'Éducation nationale et de la Fonction publique, en particulier dans les formulaires imprimés sur les sujets d'examen et de concours :
Dans le cas où un(e) candidat(e) repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il (elle) le signale très lisiblement sur sa copie, propose la correction et poursuit l'épreuve en conséquence. De même, si cela vous conduit à formuler une ou plusieurs hypothèses, il vous est demandé de la (ou les) mentionner explicitement.