Publié le 13 mai 2020 Mis à jour le 5 juin 2020

Dès l'annonce de la fermeture des universités, la Direction des ressources humaines et de l'action sociale (DRHAS) s'est mobilisée et organisée afin d'assurer le maintien de la rémunération pour l'ensemble des personnels, avec yne attention toute particulière a été portée aux vacataires enseignant.es, aux vacataires Biatss et aux contractuel.les étudiant.es. Géraldine Coello et Carolina Moretti Fonseca, gestionnaires RH, nous expliquent leur travail et comment elles ont dû s'adapter.

En quoi consiste votre activité en temps normal ?
G. C. : J’assure la gestion administrative et la paie dans le service des enseignant.es contractuel.les de la DRHAS.
C. M.-F. : Je suis gestionnaire au pôle des contractuel.les et vacataires du service des personnels BIATSS. En temps normal le travail des gestionnaires est très interactif : nous échangeons régulièrement entre nous, avec nos supérieur.es hiérarchiques et avec les agent.es. Les demandes sont traitées en continu et des nouveautés arrivent tous les jours. Le calendrier de paye guide nos activités et hiérarchise nos priorités. Le travail est très dynamique !

Comment s'organise votre activité en mode confiné ?
G. C. : L’activité est restée la même... sauf qu’à la place du courrier papier, nous travaillons exclusivement par courriel. Les messages qui ne nous sont pas adressés directement par nos agent.es nous sont transmis et les composantes nous envoient également des questions et surtout les demandes de mises en paiement pour les vacataires. Heureusement le nouveau logiciel OSE* permet d’accéder aux dossiers administratifs dématérialisés des vacataires, une aide précieuse facilitant le travail à distance.
* Organisation des services d'enseignement (OSE), l'outil OSE gère l'organisation des services d'enseignement.
 
Confinée avec mes deux enfants, respectivement élève en 1re et 6e, et étant "maman solo", nous sommes parvenues toutes les 3 à conserver le même rythme. Les deux premières semaines ont été très difficiles car il a fallu apprendre à travailler à distance. Pour mes enfants, il était aussi nécessaire au préalable de s’organiser : mon ainée est autonome mais je dois passer également du temps avec ma cadette qui ne l’est pas du tout.

Chat et chien
Chat et chien
Compagnons de confinement
C. M.-F. : En mode confiné notre dynamisme et notre mode opératoire ont changé, les contraintes pour traiter et assurer la paye des agent.es restent prioritaires mais l’interaction se produit d’une autre façon. Nous avons moins d’échanges entre nous et davantage avec nos supérieur.es qui guident la nouvelle dynamique des activités.


Le confinement a-t-il changé dans votre façon de travailler (points positifs, points négatifs) ?
G. C. : Il était important de pouvoir continuer de traiter les paies de tou.tes les agent.es et en particulier les vacataires. Je suis contente d’être également disponible pour les agent.es. Certain.es ayant leur contrat qui s’est terminé durant cette période, ils/elles ont besoin d’obtenir leurs documents de sortie (attestation Pôle emploi, certificat de travail…). Le confinement était une source de stress surtout pour eux/elles, par crainte de complication dans leurs démarches.
J’ai reçu de nombreux courriels de remerciements d’agent.es, après leur avoir transmis des documents ou les avoir aidé.es... cela fait plaisir de se sentir utile !
Le seul point négatif pour moi est de travailler seule et de ne pas pouvoir communiquer facilement avec mes collègues.
À la maison, j’apprécie de passer plus de temps avec mes enfants, de déjeuner ensemble… mais le point le plus important est d'avoir la chance de pouvoir travailler dehors dans le jardin au soleil.
Espace de travail
Espace de travail
Bureau de confinée
C. M.-F. : Le confinement a imposé presque un nouveau métier.
Il faut redécouvrir comment traiter les demandes à distance. Les logiciels fonctionnent avec un autre rythme, nous n’avons pas les dossiers sous les yeux et le deuxième écran que j'utilise au bureau me manque d’une façon terriblement inattendue !
Le terme « résilience », tellement à la mode pendant cette période, décrit bien notre quotidien.

Qu'est-ce qui vous manque le plus (professionnellement) dans cette période de travail à distance pour tou.tes ?
G. C. : Ce qui me manque, c’est la cohésion d’équipe que nous pouvons avoir et le soutien des collègues, alors à défaut de pouvoir nous voir nous avons créé un petit groupe de conversation afin de communiquer et de garder le lien.
C. M.-F. : Mes collègues ! Le métier de gestionnaire se nourrit des échanges. Nous apprenons tous les jours avec les cas particuliers des collègues et en partageant les solutions qui y sont apportées. Pendant cette période nous travaillons enfermé.es dans nos rythmes et il faut être encore plus discipliné.e pour s’en sortir.