Mise à jour le 27 janv. 2020
Publié le 13 janvier 2020 Mis à jour le 27 janvier 2020

En mars 2016, Pauline fait le point sur son année de césure. Retour sur ses motivations, son projet...

S'accorder une année de réflexion

Plusieurs raisons qui m’ont motivée à prendre une année de césure. Je venais de vivre l’année précédente (2014 / 2015) en échange Erasmus en Irlande. Une expérience très enrichissante pour moi. Les méthodes de travail et le fonctionnement de l’université très différents de ce que je connaissais en France ainsi que les rencontres avec des personnes de partout dans le monde m’ont beaucoup fait réfléchir à l'avenir. Ne sachant pas exactement dans quel master je voulais me lancer, j’ai préféré prendre une année pour approfondir ma réflexion. Il me semblait plus logique de bénéficier de ce dispositif entre la licence et le master. Ayant toujours voulu partir à l’étranger pour faire de l’aide humanitaire, j’ai profité de cette opportunité pour concrétiser ce projet.

Se préparer pour le départ

J’ai commencé à me renseigner dès le mois d’août pour des missions humanitaires à l’étranger et j’ai fini par trouver une mission de trois mois au Rwanda en partenariat avec une ONG française et une ONG locale. Avant de pouvoir partir, il me fallait trouver des fonds pour financer ce voyage : j’ai donc travaillé de juillet à décembre.

Aider une ONG au Rwanda

J'effectue mon année de césure dans la province de l’est du Rwanda où j’apporte mon aide dans différents projets de l’ONG locale : sensibilisation à la santé, traduction des projets en anglais et animation avec les enfants. J’aime beaucoup la diversité des tâches et des domaines d'intervention pour lesquels on me sollicite. Je travaille avec plusieurs volontaires et nous pouvons profiter de nos week-ends pour visiter le pays. Une belle occasion de rencontrer de nouvelles personnes, de découvrir la variété des régions de ce "petit pays".

Changer d'habitude et affiner ses choix

À mi parcours de cette année et de mon séjour au Rwanda, je peux déjà dire que c’est une expérience vraiment intéressante, enrichissante et qui m’a permis de découvrir un nouveau mode de vie. C’est la première fois que je me rendais dans un pays africain. Les conditions de vie y étant plus dures qu’en Europe, ce qui me permet de voir la chance que l’on a dans nos pays. Cette expérience répond à mes attentes car elle confirme mes choix d'études et mon orientation de master commence à se préciser. À travers ce voyage et ce projet, je cherchais aussi à sortir des habitudes européennes pour me plonger dans une nouvelle culture, à découvrir un autre mode vie et à me rendre utile.

Pour ce qui est de la rentrée 2016-2017, il me reste encore quelques mois pour déterminer exactement dans quel master m'inscrire, mais je sais déjà qu'il sera en relation avec la solidarité internationale, le développement environnemental ou en lien avec la santé.

Souvenirs, souvenirs

Marché du village où je suis logée et où je travaille avec l'ONG locale. On s'y rend toutes les semaines. Chacun vend ses récoltes ou achète les provisions pour la semaine, c'est un moment d'échanges et les commerçants viennent parfois de loin.
Séance de sensibilisation à la santé que l'on prépare avec les jeunes entre 12 et 25 ans, surtout axée sur la sexualité et la contraception (problème de surpopulation au Rwanda pour la surface du pays).
Un mémorial dédié au génocide rwandais (qui a eu lieu il y a 22 ans, en 1994). Le passé - et en particulier le génocide - occupe une grande place dans la vie rwandaise et influence toujours le présent, surtout pendant les commémorations au mois d'avril.