Les portails Lyon 2 : Intranet - Portail Etudiant

Vous êtes ici : Accueil>Actualité>Publications>"Superstition", le webdocumentaire

Rechercher

"Superstition", le webdocumentaire
 

Le webdocumentaire "SUPERSTITION" est une réalisation de l’Institut supérieur d’études des religions et de la laïcité (ISERL) et du LabEx « Constitution de la modernité : raison, politique, religion (COMOD) ».

Superstition
Accès direct : une question | une réalisation

Ce webdocumentaire a été imaginé et réalisé par Philippe Martin, professeur d'histoire moderne à l'UFR Temps et territoires, chercheur au laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (LARHRA), directeur de l'Institut supérieur d'étude des religions et de la laïcité (ISERL), spécialiste de l'histoire des dévotions et responsable de l'axe "L'État et les religions" du LabEx COMOD. Superstition est notamment un précieux support pour accompagner l'enseignement "Religion et société" en 3e année de licence d'histoire.
Cette ressource est à la disposition de tou.tes.

Une question

L’humoriste Alphonse Allais déclarait : « Je ne suis pas superstitieux, cela porte malheur. » Une telle boutade montrait bien l’ambiguïté qui existe quand on parle de superstition. Cette notion est au centre de beaucoup de comportements, mais elle reste mal connue.
Dans De natura deorum, Cicéron définit la superstition comme une piété excessive, exagération cultuelle dépassant le contrat passé entre Rome et ses dieux. Saint Thomas la considère comme un « vice qui s’oppose à la religion par excès, culte divin rendu indûment ». Après lui, c’est encore cette définition qui est retenue, par exemple par Gerson. La vraie religion tient le milieu entre l’excès et le défaut.
En fait, derrière ces définitions, le mot « superstition » sert à disqualifier ou à hiérarchiser. Il convient d’étendre les études de Jeanne Favret-Saada à l’ensemble du discours religieux ou politique : décréter que quelque chose relève de la superstition est un moyen de disqualifier un problème ! Le mot est régulièrement utilisé dans l’argumentaire politique. C’est ce rapport avec le discours, qui fait que les superstitions n’ont toujours pas disparu et ne disparaîtront jamais. Gauchet a parlé du « désenchantement du monde », mais s’il a eu lieu dans de nombreux domaines, il n’a pas touché les superstitions.

Une réalisation

Ce webdocumentaire se décline selon trois niveaux :
1 - Un film “Voltaire face aux superstituions“ : Voltaire affirmait que « La superstition est à la religion ce que l’astrologie est à l’astronomie, la fille très folle d’une mère très sage ». Un film de 25 mn permet de découvrir la manière dont il la définit et les combats qu’il mène au nom de la lutte contre tout ce qui peut abaisser l’homme.
2 - Une bibliothèque virtuelle : près de 80 documents permettent d’approfondir l’approche des superstitions. Ce sont des interviews, des textes, des cours filmés, des films, des travaux d’étudiant.es du master Sciences des religions et sociétés de l'ISERL...
3 - Un espace de e-learning : des exercices et des missions permettent de s’approprier les connaissances acquises. L’accès à cet espace est limité. Trois capacités sont jugées
• la capacité à trouver les éléments utiles ;
• la capacité à les ranger dans un ordre pertinent ;
• la capacité à prendre en compte la spécificité de chaque demande, occasion de découvrir la diversité des approches possibles.

INFOS PRATIQUES

  • Type : Parution
  • Partenaires : Cette réalisation a bénéficié du soutien des universités Lyon 2 et Lyon 3, de l’ENS-Lyon et la très grande infrastructure de recherche (TGIR) Huma-Num, celle-ci visant à faciliter le tournant numérique de la recherche en sciences humaines et sociales.

À consulter

Contact

Philippe Martin, professeur d'histoire moderne à l'UFR Temps et territoires, chercheur au LARHRA, directeur de l'ISERL

Pour aller plus loin

- Le cours "Religion et société' - 3e année de licence d'histoire
- Pourquoi est-on superstitieux ? (Le Progrès - 30/01)
Pour accéder à vos outils, connectez-vous »