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PERFORMANCE - Désordre du discours
 

  • le 22 octobre 2019
    19h
  • Grand amphithéâtre
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D’après L’ordre du discours de Michel Foucault (ed. Gallimard)
Conception Fanny de Chaillé, artiste associée au CN D à Lyon
Interprétation Guillaume Bailliart
Régie Manuel Coursin, Willy Cessa
Production et diffusion Isabelle Ellul
Logistique et communication Jeanne Dantin
Presse Yannick Dufour - Agence MYRA

Sous une forme performative au croisement du geste et de la parole, Fanny de Chaillé se réapproprie L’Ordre du discours de Michel Foucault, version publiée de la leçon inaugurale qu’il donna au Collège de France en 1970.

Evénement organisé en écho aux journées d’étude « Faire parler la danse », les 22 et 23 octobre 2019
au CN D à Lyon.

Accès direct : Désordre du discours / Note d'intention / Un texteUne partition / Parcours


DESORDRE DU DISCOURS, pourquoi ?


Parce qu’il y a, comme le dit Foucault : “Nécessité aujourd’hui de se résoudre à trois décisions auxquelles notre pensée résiste un peu : remettre en question notre volonté de vérité, restituer au discours son caractère d’événement ; lever enfin la souveraineté du signifiant.”
Partir de ce texte L’ordre du discours pour interroger la forme discursive, donner de la matérialité à ces mots, se réapproprier cette parole.


 

LE TEXTE

L’ordre du discours est la leçon inaugurale que Michel Foucault a prononcé au Collège de France le 2 décembre 1970, elle est publiée chez Gallimard dans la collection blanche. Nous n’avons aucune trace sonore ou filmée de cette leçon, simplement un texte publié. Je veux me servir du théâtre pour revenir de ce vide, de cette absence de trace.
Partir de L’ordre du discours et redonner du corps à ce texte.
Comment donner corps à cette pensée, l’incarner ?
Parce que penser c’est bouger, comment ça bouge quand ça pense ?
Travailler sur L’ordre de discours, traiter ce texte comme une archive et on sait à quel point celle-ci est importante dans l’oeuvre de Foucault. S’en servir comme appui pour interroger la langue, la forme du discours, son auteur.
L’ordre du discours est un discours sur le discours.
Dans ce texte, l’intellectuel expose son projet de cours au sein du Collège de France, c’est-à-dire là où il en est de sa recherche.
Nous distinguons la langue, le code linguistique qui s’impose à tous les individus qui parlent une langue : le vocabulaire, les règles de phonétique et de grammaire et la parole c’est-à-dire ce qu’on prononce effectivement à un moment donné. Interroger, se poser la question de la forme discursive c’est aussi penser la langue, la faire parler autrement. L’ordre du discours en tant que leçon inaugurale est à l’origine destinée à la profération orale avec un régime d’adresse spécifique donc, des conditions particulières de production, des effets de contexte, des choix d’intervention. Penser le théâtre en ce sens. Une hypothèse sous-tend l’ordre du discours qui est que toute société contrôler la production du discours. Dès le départ, Foucault énonce sa peur de dire, de commencer à parler, de prononcer un discours dans une institution.
“Plutôt que de prendre la parole, j’aurai voulu être enveloppé par elle
(...) j’aurais aimé m’apercevoir qu’au moment de parler une voix sans nom
me précédait depuis longtemps”.
Il nous montre très vite que le discours à une réalité matérielle qui nous échappe, il est une activité qui recèle des pouvoirs et des dangers, il est le lieu de luttes, de victoires, de blessures, de dominations, de servitudes... Il est une inquiétude...

NOTE D’INTENTION

Foucault analyse ensuite les procédures qui contrôlent la production de discours.
Dans un premier temps les procédures de contrôle externes : l’interdit, le partage, l’opposition vrai/faux. Puis les procédures de contrôle internes : le commentaire, l’auteur, l’organisation des disciplines. Enfin dans un troisième temps il nomme des procédures qui permettent de réguler l’accès au discours : le rituel, “les sociétés de discours”, les doctrines et enfin l’appropriation sociale.
Mais qu’y-a-t-il donc de si périlleux dans le fait que les gens parlent, et que leurs discours indéfiniment prolifèrent ? Où donc est le danger ?”


 

UNE PARTITION

"Je veux me servir de ce texte comme base pour faire une forme performative. M’en servir comme d’une partition, comme une trame pour fabriquer du théâtre. Car aujourd’hui je ne peux faire de L’ordre du discours qu’une expérience subjective, un fait de pure monstration, un désordre.
Restituer la parole à la voix, la voix au corps, le corps aux gestes, ou aux muscles, au squelette même.
Pour reprendre les mots d’Artaud et de son théâtre de la cruauté : “ramener la parole de la féerie des mots à une sorte de halètement et de danse macabre.”
Il n’y aura pas de décor à proprement parlé, pas d’accessoires, la scène, l’amphithéâtre d’université ici, permettra une communication spatiale directe avec la salle.
Nous substituerons à la structure théâtre habituelle : des gestes et des paroles réels dans un décor fictif, une structure inverse : dans un espace impitoyablement réel, l’amphithéâtre de faculté, des gestes, des mouvements qui parlent une langue fictive.
Faire du théâtre pour mettre en danger la langue par la parole. Nous nous intéresserons tout particulièrement au discours, un discours à la fois réel par sa matérialité et éphémère par sa durée, à la fois inquiétant et rassurant, enfermant et libérant, ordonnant et chahutant.
Un discours qui ordonne l’activité humaine autant qu’il est ordonné par elle. Un discours qui, inlassablement, tente de mettre en ordre une réalité qu’il violente à chaque fois mais qui lui échappe sans cesse, et qui n’est pourtant saisissable que par lui."


PARCOURS


Fanny de Chaillé

Après des études universitaires d’Esthétique à la Sorbonne, Fanny de Chaillé travaille avec Daniel Larrieu au Centre chorégraphique national de Tours. Elle collabore en parallèle aux travaux de Rachid Ouramdane et joue également sous la direction de Gwenaël Morin. Elle a participé à des projets d’artistes plasticiens comme Thomas Hirschhorn ou encore Pierre Huyghe.
Depuis 1995, elle crée ses propres installations et performances : Karaokurt (1996), La Pierre de causette (1997), Le Robert (2000), Le Voyage d’hiver (2001) et Wake up (2003). À partir de 2003 elle développe un travail pour le théâtre avec les pièces Underwear, pour une politique du défilé (2003), Ta ta ta (2005), AMÉRIQUE (2006), Gonzo Conférence et À nous deux (2007). Fanny de Chaillé collabore par ailleurs comme dramaturge avec Emmanuelle Huynh pour Crible et ShinbaÏ, elle assiste Alain Buffard pour Tout va bien (2010) et Baron Samedi (2012) et rejoint une Session poster initiée par Boris Charmatz au Festival d’Avignon en 2011. Elle a fondé avec Grégoire Monsaingeon le duo musical “Les Velourses”, avec qui elle conçoit Mmeellooddyy Nneellssoonn dans la série «albums» du Théâtre de la Cité Internationale à Paris dont elle est artiste associée pendant trois ans. En 2011, elle crée Je suis un metteur en scène japonais d’après le texte Minetti de Thomas Bernhard et Passage à l’acte co-signé avec le plasticien Philippe Ramette.
En 2013, elle est l’artiste invitée du nouveau Festival du Centre Pompidou et propose le projet La Clairière. Ses plus récentes pièces, LE GROUPE (2014) d’après Hugo von Hoffmannsthal, et CHUT (2015) un hommage à Buster Keaton, ont été créées à l’Espace Malraux, Scène nationale de Chambéry et de la Savoie où elle est actuellement artiste associée . Sa collaboration avec Pierre Alferi commence avec COLOC dans le cadre de l’objet des mots/Actoral 2012, et le duo Répète (Concordanses 2014) et se poursuit aujourd’hui avec Les Grands (creation 2017) où elle interroge le statut d’adulte et les différentes strates de réalité qui constituent un individu.

Guillaume Bailliart
Fabrique du théâtre depuis 20 ans environ, d’abord en tant qu’acteur mais aussi du côté de la mise en scène. Voici quelques noms ou entités qui ont marquée sa vie de joueur professionnel : le Viet Vo Dao, le conservatoire d’Avignon dirigé par Pascal Papini, le CompagnonnageThéâtre dirigé en sous-main par Sylvie Mongin Algan, Oleg Koudriachov, Alexandre Del Perrugia, Marc Tompkins, L’Olympique Pandémonium
coopérative d’acteurs, Gwénael Morin, Michel Raskine, l’Association Nöjd,
Fanny de Chaillé, Ramdam, Ludor Citrik, le groupe Fantômas...


INFOS PRATIQUES

  • Type : Spectacle, Performance
  • Adresse complète : Campus berges du Rhône
    Grand amphithéâtre

    Plan d'accès
  • Partenaires :


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Contact


Service d'action artistique et culturelle
Bâtiment C - campus Porte des Alpes
04 78 77 23 10
culture@listes.univ-lyon2.fr

Lieux


Grand amphithéâtre
Campus Berges du Rhône de l'université

18, quai Claude Bernard,
Lyon 7e
Arrêt de tram ligne T1 "Claude Bernard"

Accès

Evénement gratuit et ouvert à tous et toutes, dans la limite des places disponibles
Placement libre

Images

(c) Marc Domage

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