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UMR 5190
Équipe Art, imaginaire, société
L'équipe fédère les historiens de l'art des sites lyonnais et grenoblois du LARHRA. Les chercheurs qui la composent s'intéressent aux relations entre l'art, les artistes et la société ainsi qu'aux interactions entre les imaginaires individuels et collectifs. Les questions de méthode sont au centre de leurs préoccupations. La diversité de leurs approches est mise à profit pour étudier les relations entre la production des œuvres d'art et l'écriture de l'histoire de l'art. Les différents champs chronologiques dans lesquels s'inscrivent leurs recherches permettent de mettre en perspective les approches les plus récentes avec les historiographies fondatrices de l'histoire de l'art. C'est dans ce cadre général que des objets spécifiques sont abordés : le genre du portrait, les images de l'artiste et le patrimoine architectural et urbain par exemple. L'étudede faisabilité d'une iconothèque nationale aide à concrétiser ces orientations méthodologiques en s'appuyant sur les nouvelles technologies.
Équipe Genre et société
Cette équipe a une double ambition : fédérer un nombre croissant d'historien-ne-s en France et à l'étranger sur le thème des identités sociales et du genre ; favoriser la prise en compte dans le LARHRA de la dimension sexuée de tous les phénomènes historiques. En effet, le fil rouge du genre, c'est-à-dire de la construction sociale des identités masculines et féminines, permet de revisiter l'histoire des identités, des groupes sociaux et socio-professionnels, dans la ligne de questionnements déjà anciens, comme ceux qui sont mis en valeur dans L'Histoire des femmes en Occident ou par Ute Frevert qui a réévalué le niveau d'instruction et de richesse de la bourgeoisie allemande du XIXe siècle à l'aune de l'exclusion des filles de l'enseignement et des femmes de la gestion de leur patrimoine.
L'équipe inscrit sa démarche au croisement de l'histoire sociale et de l'histoire du genre.
L'équipe développe une recherche centrée sur les rapports entre société et institutions, à travers l'étude des pratiques formelles et informelles. Il s'agit plus particulièrement de s'attacher à examiner la configuration des différents systèmes d'acteurs, tant dans les organisations patronales, les institutions administratives ou le monde associatif que dans le fonctionnement des entreprises, la construction des territoires, la transmission de la mémoire, la gestion du risque ou plus largement dans la construction des systèmes de représentation. La recherche s'oriente autour de trois directions principales dont l'unité est assurée par des séminaires transversaux (tenus alternativement à Grenoble et Lyon) où chercheurs et doctorants peuvent confronter leurs problématiques et leurs questionnements particuliers à la lumière d'une réflexion plus générale sur les enjeux et les méthodes mises en œuvre (bases de données, enquêtes orales, cartographie).
Le pôle « Méthodes » se donne pour objectif la mise à disposition des instruments techniques et conceptuels dont le laboratoire a besoin pour développer ses travaux, spécialement pour favoriser la convergence des recherches de ses membres en leur fournissant les moyens d'articuler les différents plans de réalité qu'ils étudient.
Structure très légère, il mobilise, selon les besoins, les chercheurs concernés pour la réalisation d'opérations ponctuelles. Il établit des collaborations avec tout projet de recherche extérieur au laboratoire susceptible de lui fournir des compétences, des problématiques ou des champs de recherche nouveaux pour la réalisation de ses propres programmes, en mutualisant expériences et compétences.
Le Pôle Méthodes s'intéresse prioritairement à l'utilisation de l'informatique en histoire, tâche qui paraît la plus urgente dans le contexte actuel. Il met au point des systèmes de recueil des données qui permettent du même mouvement leur dépouillement et leur mise en forme informatique.