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Portrait de Perrine Mortreux, étudiante et sportive de haut-niveau
 

Publié le 9 mai 2017

Âgée de seulement 19 ans, la jeune annécienne, Perrine Mortreux, ne conçoit pas sa vie sans le sport et les études. Championne du monde de kata par équipe en 2015, elle cumule depuis son plus jeune âge de nombreux titres à son palmarès et ne compte pas s’arrêter là. Une volonté qui s’exprime également dans ses études. Actuellement en Licence de Sciences de l’Education, elle souhaite poursuivre sa formation en intégrant le Master MEEF (Métiers de l’Enseignement, de l’Education et de la Formation) pour devenir Professeur des Ecoles, le métier qu’elle a toujours voulu exercer.


 

SON PALMARES

  • 3ème place en Coupe de France kata  2014, 2015, 2016
  • 3ème place au Championnat de France kata  2013, 2014, 2015, 2016
  • 3ème place aux Championnats d’Europe kata par équipe 2014, 2015 et 2016
  • Championne du monde kata par équipe en 2015
  • Vice-championne du monde kata par équipe en 2013
  • Vice-championne de France minime en 2012

SES DÉBUTS

Perrine débute le sport par la pratique de la danse à l’âge de 5 ans. « C’était le seul sport qu’il était possible de pratiquer avant l’âge de 6 ans mais je n’appréciais pas vraiment. Je n’en ai fait que pendant 1 an. »
Au même moment elle saute la classe de grande section. À l’âge de 6 ans, elle découvre le karaté et c’est le coup de foudre, elle n’arrêtera plus jamais gravissant les étapes jusqu’à accéder au statut de sportive à haut niveau. Le sport c’est ce qui lui donne confiance en elle. « Quand on est petit et que l’on saute une classe, il est un peu plus difficile de s’intégrer, le sport a contribué à mon équilibre. »
Elle intègre l’équipe de France de karaté en 2013 et remporte le titre de vice-championne du monde la même année. « J’ai été repérée par les sélectionneurs lors d’une compétition nationale puis convoquée à un premier stage de sélection en équipe de France. J’ai franchi les différentes étapes et j’ai été sélectionnée pour intégrer l’équipe de France féminine cadet-junior. »
Perrine pratique le kata au sein de l’équipe de France cadet – junior. Lors d’une finale ou d’une petite finale, l’équipe constituée de 3 athlètes doit réaliser un bunkai à la fin du kata. L’équipe a alors 6 minutes pour faire ses preuves.


 

SON QUOTIDIEN

Perrine a toujours eu des facilités à l’école pourtant elle n’a jamais opté pour la voie la plus simple. Au lycée elle choisit l’option européenne ainsi que la pratique d’une LV3.
« Je n’avais pas le temps pour autre chose à côté mais c’est comme cela que j’étais heureuse. En première, je me rappelle m’être blessée. J’avais dû arrêter le karaté pendant deux mois. Mes notes ont immédiatement chuté alors que j’avais beaucoup plus de temps à consacrer aux études. »
A l’Université, Perrine a plus de facilité pour concilier le sport et les études grâce à la souplesse des emplois du temps. Elle s’entraine à son club 3 fois par semaine et en plein air avec son coach 2 fois par semaine. L’Université lui a également mis à disposition la salle de musculation où elle peut s’entrainer avec son coach lorsqu’elle est libre.

SES OBJECTIFS

En convalescence suite à une blessure occasionnée lors d’un entrainement en 2016 (rupture des ligaments croisés du genou), Perrine espère pouvoir reprendre l’entrainement au mois de septembre et participer à la Coupe de France en novembre prochain. Son but est d’être qualifiée avec son équipe pour les championnats d’Europe 2018. Le karaté venant de rentrer en démonstration aux Jeux Olympiques, Perrine espère pouvoir participer à ceux de 2024. « Tokyo 2020 c’est encore tôt surtout avec ma blessure mais les JO de 2024 j’ai plus d’espoir. D’ici-là j’aurais 26 ans. »
Après ses études, elle espère pouvoir concilier à la fois son métier et le karaté. « Si ce n’est pas en tant qu’athlète ça sera en tant qu’entraineur. Pas forcément entraineur de karaté, mais ce qui est sûr c’est qu’il me faudra un sport. »
 

Quelques notions de karaté

Le karaté comporte plusieurs branches : le kihon, le kata et le combat. Dans le kata, il y a deux sortes d’enchaînements :

  • LE KATA : Enchaînement codifié et structuré de techniques qui lorsqu’il est réalisé en équipe est réalisé en synchronisation. L’enchaînement est évalué en fonction de la vitesse, de la force et de l’explosivité. Il représente un combat réel contre des assaillants virtuels. Il permet d’acquérir les automatismes et la transmission des techniques définies par les maîtres japonais depuis de nombreuses années.

  • LE BUNKAI : Il s’agit de l’application du kata avec les projections, les clés et un peu plus de contact. C’est la mise en application du kata en fait. Tout est travaillé en amont et chacune sait ce que les autres vont faire. On connait l’enchaînement par cœur. C’est comme une chorégraphie que l’on a inventé en entrainement.

Le statut de sportif de haut-niveau

Si vous êtes sportif de haut-niveau et que vous souhaitez en savoir plus sur le dispositif qui peut vous être accordé par ce statut à l’Université Lumière Lyon 2, contactez Mme Leroux, la responsable du sport de haut niveau : catherine.leroux@univ-lyon2.fr

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