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EXPOSITION - 6e Biennale Hors Normes - campus Porte des Alpes
 

  • du 9 octobre 2015 au 16 octobre 2015
    du lundi au vendredi de 10h à 17h
  • Salle d'exposition du bâtiment C

Cette année encore, la BHN investit l'université. Art brut, singulier, contemporain ou encore naïf, pendant 10 jours, l'art s'invite hors des sentiers battus.

BHN 2015
C'est en 2005 que les artistes de la Sauce Singulière ont crée la BHN. Pour donner réalité à leur utopie, ils ont abandonné leurs pinceaux pour pousser la porte du Foyer des sans-abris, des écoles, des centre sociaux et des bibliothèques.
Sur les précédentes éditions, ces plasticiens animés par la volonté de rendre l'art accessible à tous ont investi plusieurs lieux et y ont installé les oeuvres d'artistes contemporains choisis pour leur capacité à interroger les normes. Plus de 500 artistes venus du monde entier se sont succédés dans près de 120 lieux de la région Rhône-Alpes, et ont offert au public des performances, des expositions, des conférences, des spectacles ou encore des ateliers. Tout cela a contribué à en faire un événement incontournable dans le paysage de l'art contemporain national et international, reconnu comme une manifestation engagée et solidaire, qui valorise un art indissocié de l'humain. La BHN fédère artistes et citoyens autour d'enjeux artistiques et sociaux.

Pour 2015, la 6BHN se construit autour d'une thématique commune : Intime-Extime  ou les Révélateurs intimes.

A l'Université Lumière Lyon 2, plus de 10 artistes se répartiront sur le campus Berges du Rhône et le campus Porte des Alpes. Retrouvez le programme complet de la biennale ici.


Campus Porte des Alpes

 

L’Université Lumière Lyon 2, lieu d’apprentissage linguistique et cinématographique accueille naturellement en cette période de Festival Lumière les films de Han Tao et Guy Brunet. Cette exposition permet aux étudiants d’aborder le cinéma contemporain et brut. Malgré sa notoriété en tant qu’unique réalisateur brut, les films de Guy Brunet ont rarement l’occasion d’être présentés au public. De son coté, Han Tao nous offre son regard sur le cinéma chinois contemporain et la violence. Accompagnés par l’artiste azéri Nail Alakbarov, créant un lien entre Orient et Occident, ils nous proposent une part de leur intimité. Derrière l’apparente diversité des œuvres, la réflexion autour de l’intime et de l’extime permet au spectateur de construire un dialogue avec les œuvres. Deux œuvres participatives lui permettront ensuite de s’exprimer et à son tour livrer une part de lui même.

Vernissage de l'exposition en présence des artistes le vendredi 9 octobre 2015 à 12h, avec une performance de l'artiste chorégraphe Fred Bendongué.

Les artistes

¤ Nail Alakbarov


Nail Alakbarov est né à Bakou en Azerbaijan. Créatif dès sa tendre enfance, l’expression artistique devient vitale pour lui, ce qui le conduit à l’Azimzade College of art de Baku où il obtient son diplôme en 1998. Il poursuit ses études en master à l’ Azerbaijan State Academy of Arts de Bakou où il se spécialise dans la céramique. Il complète sa formation en France aux Beaux Arts de Limoges où il se perfectionne dans la céramique contemporaine. Nail est un artiste polyvalent, il met en place des installations, il pratique diverses techniques telles que la peinture, la porcelaine, et la vidéo qui le mèneront pour un semestre en master de cinématographie à l’Université Lumière Lyon 2. Nail transpose les techniques picturales utilisées pour la céramique et la porcelaine sur ses toiles. Pour lui l’accessibilité et l’émotion sont essentielles : 
« J’essaie de mettre en évidence des paradoxes par le biais de contrastes entre absurde et raisonnable, profondeur et légèreté, transparent et opaque, visible et invisible. Ce sont ces contrastes de valeur qui donnent vie à mes peintures.

Je tente d’apporter et de proposer des relations entre tradition et modernité. J’essaie de lutter contre le sentiment de fugacité provoqué par l’époque contemporaine. Je souhaite dévoiler la richesse perdue d'une culture plus ancienne et des traditions qui sont confrontées à des problèmes mondiaux. »
« Dans mes recherches, j’essaie d’exprimer ces questionnements car dans la pratique de l’art, nous cherchons, trouvons, ou parfois, perdons quelque chose. » 
La dualité est omniprésente dans son travail. Il se situe entre deux cultures, deux mondes. Il développe la problématique de l'urbain et le paradoxe de la transformation de l'espace par des paysages imaginaires.


Nail Nadir Alakbarov

¤ Guy Brunet

C’est à l’âge de 16 ans que Guy Brunet (1945) commence à écrire ses premiers scénarios avant de se consacrer progressivement au dessin. Il dessine et peint ses propres affiches de films au verso d’affiches de cinéma héritées de son père, autrefois projectionniste et exploitant d’une petite salle. Enfin, il découpe dans du carton des silhouettes qui représentent une multitude d’acteurs, réalisateurs et producteurs auxquels il donne chair et voix en les animant devant d’imposants décors créés par lui-même. C’est la dernière étape avant la réalisation du film à proprement parler, tourné en prise directe avec une petite caméra numérique préalablement fixée sur un trépied.
Autodidacte, l’auteur emploie essentiellement des matériaux et des supports de récupération, comme de vieux téléviseurs qu’il démembre pour n’en garder que la carcasse qui servira de boîte à ses décors miniatures.
Tous les sujets et thèmes de ses travaux sont tirés de la culture cinématographique de son enfance, qu’il a intégrée en visionnant quantité de films sur le grand écran du cinéma Le Plaza, à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn, dont ses parents ont été les gérants entre 1949 et 1961. Nostalgique et emprunt d’amour pour cette période hollywoodienne de 1950 à 1960, Guy Brunet décide de redonner vie à l’époque qui a bercée son enfance.
Avec la vaste fresque murale qu’il a peinte sur la façade extérieure de sa maison, illustrant sa vision de l’âge d’or du cinéma hollywoodien, des années 1930 aux années 1960, Guy Brunet marque la frontière entre le monde qui l’entoure – un environnement gris et industriel – et cet univers imaginaire que l’on découvre dès le seuil de sa porte franchie. On entre alors dans une autre dimension, faite de paillettes, de lumière et de couleurs.

Le travail de l’artiste est considéré comme brut, en effet, l’œuvre « brut » est envisagée par son auteur comme un support hallucinatoire ; et c’est de folie qu’il faut parler, pour autant qu’on exempte le terme de ses connotations pathologiques. Le processus créatif se déclenche aussi imprévisiblement qu’un épisode psychotique, en s’articulant selon sa logique propre, comme une langue inventée. D’ailleurs, quand les auteurs d’art brut s’expriment aussi par l’écriture, c’est en accommodant la grammaire et l’orthographe à leur tour d’esprit. C’est une création impulsive, souvent circonscrite dans le temps, ou sporadique, qui n’obéit à aucune demande, qui résiste à toute sollicitation communicative, qui trouve peut-être même son ressort à contrarier l’attente d’autrui.
 

 

¤ Tao Han


Né en 1979 à Laiwu en République Populaire de Chine, Han Tao commence par une carrière de cinéaste. Artiste dissident, ses œuvres dépassent les frontières chinoises et son travail est accueilli en Asie comme en Europe. Sculpteur, performeur, peintre, il se place en marge du système conventionnel lié au marché de l’art.
Axé sur la violence humaine, le travail de l’artiste heurte, dérange et conduit le public à s’interroger sur la part d’ombre qui sommeille en lui. C’est donc en exprimant cette violence universelle et omniprésente que Han Tao s’immisce dans l’intime du spectateur. À travers ses réalisations, il transmet un sentiment d’impuissance devant des cicatrices causées par le pouvoir de sociétés autoritaires et aveugles.
En 2013, une des sculptures de Han Tao est exposée à la 55e biennale de Venise. Ses 64 courts-métrages basés sur 64 actes de violence qui ont eu lieu ces 64 dernières années vous sont aujourd’hui présentés dans le cadre de la Biennale Hors Normes en partenariat avec le Pavillon Rouge des Arts, organisation culturelle favorisant les échanges artistiques entre la Chine et la France.

En vue de se plonger plus intimement dans ses productions, une table ronde sera organisée le lundi 12 octobre à 12h30 dans la salle d'exposition et fera l'objet d'une discussion orientée sur la violence au cinéma. La BHN expose également les encres de l'artiste sur le campus Berges du Rhône de l'université.

La Sauce Singulière et les 10 ans de la BHN

La Sauce Singulière est une association à but non lucratif (loi 1901) créée en 2004 à Lyon à l'initiative des artistes Guy Dallevet, Jean-François Rieux, Loren et Marcelle Benhamou. Elle organise depuis 2005 la BHN qui présente pendant plusieurs jours des centaines d'artistes.

Au delà des jours Hors Normes de la BHN, elle participe à d'autres actions dans un désir de partage et de solidarité. Les artistes deviennent acteurs auprès du public et des populations en difficulté, éloignées, discriminées, au travers de divers ateliers organisés tout au long de l'année.




INFOS PRATIQUES

  • Type : Exposition
  • Adresse complète : Campus Porte des Alpes
    Salle d'exposition du bâtiment C

En savoir plus

Service de la médiation culturelle
Université Lumière Lyon 2
5 avenue Pierre Mendès France - 69500 Bron
Téléphone : +33 (0)4 78 77 23 10

La Sauce Singulière
33, rue Pasteur, Lyon 7e
Téléphone : +33 (0)4  37 28 51 27

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