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CONFERENCE/DANSE - De quoi la danse nous parle-t-elle ?
 

  • du 3 avril 2017 au 26 mai 2017
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De quoi la danse nous parle-t-elle ? est un cycle de conférences organisé par l’Université Tous Âges (UTA), en partenariat avec le service de la médiation culturelle de l’université, l’Opéra de Lyon, le Jeune ballet du Conservatoire National de Musique et Danse de Lyon (CNSMD), le Centre Chorégraphique National (CCN) de Rillieux-la-Pape et le Centre chorégraphik Pôle Pik.

Accès direct : lundi 3 avril 2017 | lundi 10 avril 2017 | vendredi 26 mai 2017

L’élévation de la danse au rang d’art semble dépendre d’une condition paradoxale : que la danse nous parle et se taise.
Sous le règne de Louis XIV, avec le développement des ballets, la danse sort de son statut de divertissement et se trouve inscrite au registre des beaux-arts car la chorégraphie ne marque plus une suspension dans le fil narratif d’une oeuvre dramatique mais porte bel et bien le sens. Cependant, elle demeure inféodée au récit qu’elle incarne et met en mouvements ; à chaque fois que le ballet semblera se détourner de cette fonction signifiante, la danse se verra retirer, ou du moins rediscuter son prestigieux titre d’art.
Aujourd’hui, la danse contemporaine se trouve de nouveau confrontée à cette demande contradictoire et ces menaces de destitution. On lui reproche aussi bien, et souvent à la fois, d’être trop mutique (enfermée dans une corporéité non-signifiante) pour être un art et trop bavarde (se noyant dans les mots, la théâtralité et les concepts) pour être de la danse.
Au fond, ce phénomène originaire et récurrent révèle un des enjeux et des défis majeurs de la danse : faire sens sans recourir à la parole, donc créer un autre régime de signification. Mais qu’est-ce qu’un corps en mouvement peut nous dire ? L’art chorégraphique exprime-t-il autre chose ou autrement que le langage verbal ? Et s’il a une éloquence propre, peut- on en parler ?

Durant ce cycle, il vous est proposé d’expérimenter ces interrogations. En effet, non seulement vous pourrez assister à différentes formes de prises de parole (conférences, entretiens, tables rondes), découvrir une diversité d’intervenant.es (des chercheur/ses spécialistes de la danse relevant de champs disciplinaires distincts et des artistes aux vocabulaires chorégraphiques différents), mais surtout ces moments de partage de savoirs et d’échanges s’articuleront autour de spectacles. Nous avons imaginé un programme hybride afin de vous accompagner au cœur la danse, telle qu’elle se pratique, se montre et se pense aujourd’hui.

Lundi 3 avril 2017

Figures de la danse populaire dans la création contemporaine, par Claudia Palazzolo, maîtresse de conférences en histoire de la danse, Université Lumière Lyon 2

Lundi 3 avril 2017, de 17h à 19h, amphithéâtre culturel de l'Université Lumière Lyon 2, bâtiment C, campus Porte des Alpes

Cette conférence porte sur la relation entre danse de scène et danse de société et interroge en particulier les figures de la danse populaire et leur circulation à travers l’histoire de la danse et la création chorégraphique contemporaine. En enquêtant d’abord sur les origines littéraires ou picturales du motif  de la danse populaire, cette conférence s’intéressera donc ensuite de la manière dans laquelle la danse théâtrale l'a représenté, mis en scène, parodié, détourné figuré  à son tour. Quelles sont les caractéristiques  de ces figures? Quelle serait leur portée idéologique ou critique ? Comment expliquer leur succès actuel ?

Claudia Palazzolo est enseignante-chercheuse au département Arts de la Scène, de l’Image et de l’Ecran (ASIE) de l’Université Lumière Lyon 2. Elle est l’autrice de Mise en scène de la danse aux Expositions de Paris (1889-1937), L’œil d’or, 2017 ; co-directrice de Des Mains modernes : cinéma, danse, théâtre, photo, IDEAT l’Harmattan, 2009, co-autrice de Pippo DelBono, Mon Théâtre, Actes Sud 2004.

Lundi 10 avril 2017

Danse et cinéma, par Paule Gioffredi et Rodolphe Olcèse. Septième rendez-vous du cycle de conférences « De quoi la danse nous parle-t-elle » Une conférence illustrée, précédant la première d’un programme de deux pièces entrant au répertoire du Ballet de l’Opéra de Lyon : Sleepless de JirÍ Kyliá et I New Then de Johan Inger, à 20h30.

Lundi 10 avril 2017, de 18h à 20h30, salle de cinéma du Toboggan, centre culturel de Décines, 14 avenue Jean Macé, Décines

Danse et cinéma sont deux arts concernés par la question du mouvement. Chacune en son ordre, ces pratiques déploient une écriture qui s'organise autour des corps, des gestes et de l'espace. Pour autant, une différence de situation irréductible semble tenir séparés ces deux champs de la création : comment reconduire l'"ici et maintenant" d'un art de l'exécution au nécessaire "avoir été" d'un régime de la reproduction ? Existe-t-il un algorithme commun qui permettrait d'entendre dans un film ce dont la danse nous parle sans perdredans le premier la spécificité de la seconde ?
A partir de quelques films ou extraits de films, parmi lesquels Les disparates de Boris Charmatz occupe une place de tout premier ordre, il va s'agir de comprendre en quoi c'est lorsque le cinéma se tourne vers ses possibilités les plus propres, lorsqu'il s'écarte donc de la pure captation brute du réel, qu'il peut laisser franchir jusqu'à nous le chorégraphique en tant que tel. Pour que le film parle le langage de la danse, il faut qu'il creuse son propre langage, qui procède nécessairement d'une écriture chorale, et qui en cela a directement à voir avec la chorégraphie.

Paule Gioffredi est agrégée de philosophie et docteure en esthétique et science de l’art ; elle est actuellement maîtresse de conférences en théorie de la danse au sein du département des Arts de la Scène, de l’Image et de l’Ecran de L’Université Lumière Lyon 2.

Après des études de philosophie, Rodolphe Olcèse commence à développer une écriture critique autour du cinéma et à réaliser des films courts, à la frontière de plusieurs territoires cinématographiques. Il écrit notamment sur les formes courtes pour des revues comme Bref magazine ou Turbulence Vidéo. En 2013, il participe à la mise en œuvre et à l’animation d’A bras le corps, une plateforme éditoriale consacrée à la création contemporaine (http://www.abraslecorps.com) qui croise plusieurs disciplines (cinéma, danse et performance, arts plastiques...).Par ailleurs, Rodolphe Olcèse co-dirige un séminaire de recherche autour de la création cinématographique contemporaine au Collège des Bernardins.

Vendredi 26 mai 2017

« JirÍ Kylián, un Maître à danser », par Florence Poudru, professeure d’histoire de la danse au CNSMD de Lyon, avant la première de One of a Kind de ce même chorégraphe, à 20h.

Vendredi 26 mai 2017, de 18h à 20h30, Amphithéâtre de l'Opéra de Lyon, 1 place de la Comédie, Lyon 1er


Né à Prague en 1947, Jirí Kylián s’est posé à La Haye pour se consacrer de 1975 à 1999 au Nederlands Dans Theater dont il fait une compagnie exemplaire et originale (la troupe principale étant accompagnée d’une troupe junior, le NDT2, et d’un groupe senior, le NDT3). Ses quelques 70 chorégraphies sont autant d’œuvres attachantes. Très musicales, parfois grinçantes d’humour, elles sont souvent traversées d’images aux confins du rêves et du réels, toujours imprégnées de gravités, témoignant d’un incessant questionnement de notre époque…

Proche du Ballet de l’Opéra de Lyon qu’il affectionne depuis plus de 30 ans, Jirí Kylián est actuellement artiste associé à l’Opéra de Lyon qui compte déjà une dizaine de ses pièces à son répertoire, dont l’exceptionnel One of a Kind  programmé en mai 2016. 

Avril 2017 s’annonce comme une moisson de fraîcheur venue du nord avec le très rock’n’roll I New then de Johan Inger, associé à l’espiègle Sleepless de Jirí Kylián. Cette entrée au répertoire du Ballet de l’Opéra, jamais dansé en France, déploie une gestuelle véloce et ciselée, tout en virtuosité et en finesse, mais qui n'oublie ni le jeu ni l’humour, comme souvent chez celui qui, avec William Fosythe entre-autres, a su donné à la danse classique ses lettres de modernité... En mai, la saison de Ballet se clôt avec la sublime One of a Kind de Jiří Kylián également. Hymne à l’humanité, cette pièce en 3 actes déploie sa vélocité et sa beauté autour du thème de la liberté. Solos, duos et trios se succèdent, passant de la vitesse vertigineuse à la lenteur de la méditation zen. La danse est généreuse, complexe et déliée, répondant à merveille au décor anguleux du japonais Atsushi Kitagawara. Méditation sur la condition humaine, ce chef-d’œuvre enchante par son intelligence et sa justesse.


 



INFOS PRATIQUES

  • Type : Danse, Conférence
  • Partenaires :

Lieux

Amphithéâtre culturel
Bâtiment C, campus Porte des Alpes
5 avenue Pierre Mendès France - 69500 Bron
Toboggan, centre culturel de Décines
14 avenue Jean Macé - 69150 Décines
Amphithéâtre de l'Opéra de Lyon
1 place de la Comédie - Lyon 1er

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(c) Michel Cavalca
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